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Anecdotes Henri Lepage - Extrait C

mardi 10 octobre 2023 , par Henri

Henri - Période 5

Extrait - C - des Mémoires d’Henri Lepage en six périodes

Anecdotes football

En général, je ne suivais pas les équipes en déplacement, sauf s’il n’y avait pas de match aux Touches. J’assistais à tous les matchs aux Touches comme responsable de la police du terrain.
Quelques anecdotes à l’extérieur et aux Touches, où je suis intervenu comme responsable :

Anecdote football : arbitre

Vers 1965, j’ai accompagné comme dirigeant l’équipe de football en déplacement du côté de Châteaubriant.
J’avais profité de ce qu’il y avait une place de libre dans la voiture de Bernard Leduc, une Marly.
Une quinzaine de supporters des Touches avaient fait le déplacement.
Je n’avais encore jamais vu un arbitrage aussi mauvais, l’arbitre sifflait des fautes imaginaires, ou contre la victime au lieu de siffler contre celui qui avait provoqué la faute, en voulant se rattraper sur une erreur, il en commettait une nouvelle.
D’un côté comme de l’autre, les supporters se faisaient entendre.
Surtout ceux des Touches, comme par exemple Guy Leduc, l’équipe perdait mais ce n’était pas entièrement de la faute de l’arbitre, l’autre équipe était plus forte.
Le match s’est terminé sous les huées des spectateurs contre l’arbitre.
Celui-ci a noté sur la feuille de match, qu’il faisait un rapport moral contre l’équipe des Touches.
Cela était très grave pour le club et pouvait coûter cher.
Je lui ai fait remarquer que ce n’était pas justifié, les joueurs n’avaient pas été incorrects envers lui, il n’y avait que quelques supporters qui avaient donné de la voix, j’ai donc voulu en discuter, l’arbitre a accepté, mais au lieu d’aller dans son vestiaire comme cela se fait habituellement, il a passé derrière le bar pour discuter en public.
Je lui ai précisé ses nombreuses erreurs, qui avaient naturellement provoquées les réactions des supporters des deux équipes, en résumé le seul coupable c’était lui.
Autour de moi, il y avait les supporters des Touches, mais aussi ceux de l’autre équipe, le bar a bien marché.
J’ai entendu l’Abbé Véron dire : "Si l’arbitre discute, il est fichu, avec Lepage il n’aura pas le dernier mot".
La discussion entre l’arbitre et moi, a duré plus d’une demi-heure, il a fini par accepter de refaire la feuille de match, sans faire de rapport.
Comme on ne remettait pas en cause le résultat, qui était acquis par l’autre équipe, les autres dirigeants ont accepté de refaire la feuille de match.
Celle-ci a donc été refaite, mais sans note de l’arbitre, ce n’était pas un bon jour pour l’arbitre, c’est le moins qu’on puisse dire.

Anecdote football : sandwich

Vers 1965, j’ai accompagné comme dirigeant l’équipe de football en déplacement à Saffré.
C’était Joseph Blond qui effectuait le transport avec son fourgon.
A la mi-temps je me trouvais à une dizaine de mètres de 5 ou 6 joueurs des Touches, qui discutaient entre eux.
Avec le vent dans ma direction, j’entendais ce qu’ils disaient, sans y prêter trop attention, jusqu’au moment où Christian a fait le pari avec les autres de prendre un sandwich au bar sans payer.
Il a été au bar et a demandé à la serveuse le prix d’un article, peut-être un paquet de cigarettes, qui se trouvait sur une étagère, la serveuse s’est retournée pour voir l’article et son prix, il en a profité pour prendre un sandwich, parmi une dizaine qui était sur le bar, et qu’il a vite glissé sous son maillot, il a dit qu’il n’avait pas d’argent sur lui pour acheter l’article, qu’il allait revenir, et il a rejoint plus loin ses copains, très fiers d’avoir gagné son pari.
J’ai attendu qu’ils s’éloignent et j’ai été au bar demandé s’il ne manquait pas un sandwich, d’un rapide coup d’œil, la serveuse m’a dit qu’en effet il en manquait un, je lui ai raconté ce que j’avais vu et j’ai payé le sandwich en lui disant que je m’arrangerais avec le joueur. Après le match, sur le chemin du retour vers Les Touches, dans le fourgon il y avait comme d’habitude beaucoup de commentaires sur le déroulement du match.
A un moment, c’était calme, j’en profite pour dire à Christian qu’il me devait 5 francs, sans plus de précision, il était surpris et me demande pourquoi il me devait 5 francs, je lui dis que c’était pour le sandwich qu’il avait pris sans payer, et que j’avais dû payer étant responsable.
J’ajoute que ce n’était pas urgent et qu’éventuellement je m’arrangerais avec son père.
Il a sorti son porte-monnaie et il m’a donné 5 francs, sous le regard amusé des autres. Ensuite, il y a eu un long silence, puis Joseph Blond nous a raconté plusieurs histoires, comme à son habitude.
L’épisode du sandwich a été vite oublié, mais sa conclusion avait dû servir de leçon.

Anecdote football : bagarre

Au cours d’un match aux Touches, contre l’équipe de Saint-Mars-la-Jaille, il y a eu une bagarre, entre deux gars des Touches et deux supporters de l’autre équipe.
C’était au cours de la première mi-temps, je suis intervenu, ils se sont calmés, dès que j’ai eu le dos tourné ils ont recommencé, nouvelle intervention pour les séparer, je me suis mis entre les deux groupes.
On se trouvait près du ruisseau, le Collinet, en face le milieu du terrain de football, à l’endroit où le passage était le plus réduit entre la main courante et le ruisseau, environ un mètre.
Côté des Touches il y avait Francis, je lui dis que sa place était derrière le bar, il me dit oui, mais qu’il n’allait pas faire le tour du terrain pour aller au bar, il fallait qu’il passe devant les deux autres, il y en avait surtout un qui cherchait la bagarre, le plus jeune, je lui ai dit de se tenir tranquille, il a dit ok, il a même mis les mains sur la tête en signe de bonne foi, Francis est donc passé devant lui, et à ce moment le jeune lui a donné un coup de pied dans les chevilles, comme Francis aimait bien la bagarre, c’était reparti...
Je dois préciser que tous les spectateurs étaient de l’autre côté du terrain, y compris les dirigeants des deux clubs, pour assister au spectacle sans intervenir, j’ai alors décidé de faire appel aux gendarmes de Nort-sur-Erdre.
Pas de téléphone sur place, tous les commerces à côté étaient fermés, c’était normal pour un Dimanche après-midi, j’ai été chez moi pour téléphoner.
Quand je suis revenu sur le terrain la bagarre était terminée, sans doute que les autres dirigeants étaient intervenus.
Les gendarmes sont arrivés vingt minutes après, comme je leur reprochais qu’ils avaient été longs à venir, ils m’ont dit qu’ils étaient à Saffré, c’est possible, mais j’ai eu un doute, ils m’ont fait voir qu’ils avaient pris ce qu’il fallait, mais cela ne servait plus à rien.
Je leur ai demandé de quitter le terrain, mais de rester à proximité, ils sont restés dans leur fourgon jusqu’à la fin du match, avec les deux de Saint-Mars-la-Jaille, dont ils ont relevé l’identité.
Les dirigeants visiteurs, m’ont reproché d’avoir fait appel aux gendarmes, je leur ai dit que s’ils avaient calmé leurs deux supporters, ce ne serait pas arrivé.
Le Dimanche suivant, les dirigeants de Saint-Mars-la-Jaille faisaient appel aux gendarmes pour une bagarre provoquée par les deux qui s’étaient fait remarquer aux Touches, dommage que je n’aie pas eu l’occasion de revoir ces dirigeants.

Activités diverses

Pendant plusieurs années, le Dimanche matin je jouais aux cartes (la belote) au café chez Marie-Paule Guillet, avec son mari André comme partenaire, contre Francis Marchand et le père Alexandre Picaud ou Augustin Chauvet et quelques fois le père Louis Ouary.
Avec André on s’entendait bien, par contre les autres se faisaient des reproches sur la façon de jouer, cela mettait un peu d’animation dans le café.

J’étais membre de la fanfare Saint Mélaine, je jouais de la grosse caisse et cymbales.

A compter du 22 Octobre 1964, j’ai été secrétaire du bureau général des Jeunes des Touches, ce poste était vacant depuis le départ de l’Abbé Averty en 1959, je suis resté à ce poste dix-neuf ans.
Le 27 Décembre 1983, je suis passé de secrétaire à trésorier pendant quelques années.

Pour mes activités professionnelles, voir l’extrait de mes mémoires sur la page : La S.A.H. Leduc

Anecdotes à la S.A.H. Leduc

Vers 1970, j’ai eu un petit problème avec un ouvrier, le chauffage au milieu de l’atelier, était nettoyé en fin de semaine par un ouvrier de l’atelier.
Un jour je remarque qu’il n’avait pas été nettoyé, je n’ai rien dit, mais la semaine suivante j’ai remis de corvée celui qui ne l’avait pas fait, c’était Michel Guibert.
Lorsqu’il a vu son nom sur l’affichage dans les vestiaires, il est venu me voir en disant que son tour était passé, qu’il ne le ferait pas, je lui ai dit que tant qu’il n’aura pas nettoyé le chauffage, c’est lui qui sera désigné, et que si Bernard Leduc s’en trouvait d’aperçu qu’il pourrait lui demander une augmentation... il est parti en ronchonnant.
En fin de semaine, il a nettoyé le chauffage comme jamais il n’avait été nettoyé, si bien que Bernard Leduc s’en est trouvé d’aperçu et qu’il m’a dit de lui rappeler en fin mois qui l’avait nettoyé pour lui donner une prime.
En fin de mois je n’ai rien dit, par contre j’ai fait sauter un tour de corvée à Michel Guibert, compte tenu du fait que c’était plus facile de nettoyer le chauffage après le décapage qu’il avait fait et qui profitait à tous.

Le fils aîné de Bernard Leduc, Joël, a remplacé progressivement son père à la direction de l’entreprise.
Vers 1968, Bernard Leduc a commencé à fabriquer des machines lance-balles pour le tennis appelées B.J.L., il ne s’occupait plus que de cette fabrication, il a créé plusieurs modèles.

A cette époque j’étais responsable du planning.
Un jour j’ai eu un petit différend avec la direction de l’entreprise Père et Fils, Bernard L. vient au planning il voulait que je passe en priorité sur une fraiseuse, des engrenages pour les machines B.J.L., il ne voulait pas attendre au lendemain, je n’étais pas d’accord car cela modifiait le planning de plusieurs postes de travail.
Arrive Joël L. il s’excuse de nous interrompt dans notre discussion, mais il voulait que je passe sur la fraiseuse en question, des chapes pour un client qui venait de lui téléphoner et qui réclamait sa commande.
C’était la goutte d’eau en trop... j’ai dit que j’en avais marre qu’ils viennent me chambouler le planning, il faut préciser que chaque semaine le Lundi matin ils me fixaient les priorités pour la semaine, ils sont partis tous les deux en me disant : "Tu fais pour le mieux".

Stages en entreprise

Ayant appris que les entreprises pouvaient recevoir des jeunes du niveau CAP ou BAC en stage, il suffisait de faire un contrat avec leur école, je trouvais que c’était une bonne initiative, je l’ai donc proposé à Joël Leduc, qui m’a dit : "ils vont amuser les ouvriers dans les ateliers, c’est non".
Je n’ai pas insisté, et quelques jours après, jugeant le moment favorable, je lui ai de nouveau proposé en précisant qu’il y avait des salariés de l’entreprise avec des enfants qui seraient concernés dans les prochaines années, il m’a dit qu’il allait réfléchir.
Environ une heure après, il me téléphone pour me dire OK, tu en prends la responsabilité. J’ai donc mis en place dans l’entreprise l’accueil des jeunes préparant un CAP ou un BAC. Au début, les écoles voulaient des stages au mois de Juin, j’ai dit que ce n’était pas possible, de tous les prendre le même mois, qu’il fallait répartir sur plusieurs mois, les professeurs étaient réticents, puis ils ont accepté.
Après quelques années, on avait régulièrement des contrats de stages de 3 ou 4 semaines en moyenne, avec une quinzaine d’écoles de la région, principalement Ancenis, Châteaubriant, Nantes et ses environs, on accueillait environ 50 stagiaires par an.
Un jour, Joël Leduc me demande de lui faire un petit résumé sur ces stages.
Comme c’était la première fois qu’il me parlait des stages, depuis le jour où il m’avait donné son accord, j’ai pensé qu’il fallait mettre le paquet, j’ai emmené les dossiers chez moi, pour lui faire pendant le week-end un compte-rendu très détaillé et aussi complet que possible, que je lui ai donné le Lundi suivant.
Il a été surpris de l’importance et de la précision des documents.
Trois ou quatre mois après, il est passé me voir un après-midi, en me disant qu’il préférait me le dire directement, avant que je l’apprenne par les journaux.
Le matin il était à Rennes où l’entreprise Leduc avait reçu le Premier Prix pour l’accueil des stagiaires, devant une entreprise de Renault des environs de Rennes, il était très content de ce Premier Prix et d’être devant Renault, et m’a avoué... qu’il s’était servi de mes documents pour remplir le dossier.

Biorythmes

En Novembre 1980, j’ai découvert dans une revue ce que l’on appelle : "Les Biorythmes", d’après cette étude, on peut connaitre pour une personne d’après sa date de naissance, les jours qui sont susceptibles d’être bons ou mauvais, je n’y croyais pas du tout, mais par curiosité j’ai acheté le livre.
Pour chacun il y a trois cycles qui commencent le jour de la naissance.
Le cycle Physique de 23 jours, le cycle Emotionnel de 28 jours et le cycle Intellectuel de 33 jours.
Pour les trois cycles, pendant la première moitié du cycle , chaque jour est positif, pendant la deuxième, chaque jour est négatif, le jour situé entre les deux est critique.
Le jour critique en lui-même n’est pas dangereux, ce sont les réactions de ce jour-là, car la façon dont une personne agie dépend de ce qui lui arrive.
On ne fait pas n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment.
Cela pouvait intéresser un sportif pour savoir le jour où il serait en grande forme.
Je me suis surtout intéressé aux accidents.
Etant bien placé au service du personnel, je connaissais donc les dates de naissance des salariés ayant eu un accident.
Au début j’ai dit que c’était sans doute des coïncidences, mais après avoir étudié 300 cas d’accidents dans l’entreprise ou à l’extérieur, plus ou moins graves qui correspondisse à environ 75 % de jours critiques, cela donne à réfléchir.
Personnellement même si ce n’est pas du 100 pour 100, je pense qu’il faut être un peu plus prudent les jours critiques, un homme averti en vaut deux.

  • Voir pour plus d’infos l’extrait de mes mémoires sur la page : Les Biorythmes
Vouvoiement

A la réunion de Janvier 1981, avec les Représentants du Personnel, Joël Leduc a annoncé ma nomination comme Chef du Personnel.
Pour la réunion suivante, comme à l’habitude, j’ai été ouvrir la porte de la salle de réunion et mettre les tables et chaises en place.
Les réunions étaient en début d’après-midi, un ouvrier, Yves B. qui faisait partie des Représentants du Personnel, habitant à environ 20 km, apportait son déjeuner plutôt que de rentrer chez lui le midi.
Le réfectoire était juste à côté de la salle de réunion, il venait alors me donner un coup de main pour la mise en place des tables et chaises.
On discutait de diverses choses, il cherchait à avoir des infos et moi à connaitre l’ambiance dans les ateliers.
J’ai remarqué qu’il me vouvoyait alors qu’avant il me tutoyait, je lui en fais la remarque, il me dit que : "Maintenant vous êtes Chef du Personnel, donc c’est normal de vous dire vous".
Je lui réponds : "OK devant des étrangers, mais entre nous tu peux me tutoyer comme presque l’ensemble du Personnel, à part ceux qui ont été embauchés récemment, et certains qui ne sont pas des Touches...". N’ayant pas réussi à lui faire changer d’avis, je n’ai pas insisté.

Mise à pied

Un jour, Joël Leduc passe me voir au bureau et me dit de faire une mise à pied disciplinaire de 3 jours à un salarié.
J’en prends note et lui demande le motif pour faire le dossier, Joël me donne une explication qui pour moi ne justifiait pas cette sanction, après son départ de mon bureau, j’ai été voir le salarié concerné dans l’atelier, pour lui demander ce qui s’était passé, apparemment il y avait eu un petit malentendu.
Je lui ai dit que je mettais son dossier en attente et lui conseillait de ne pas se faire remarquer.
De retour à mon bureau, j’ai mis le dossier sous la pile de dossiers qui était sur mon bureau.
Quelques jour après Joël passe à mon bureau et me dit avoir vu dans l’atelier, le salarié qui devait être sanctionné, je lui dis qu’il avait dû voir son frère... Après avoir discuté de divers dossiers, Joël est parti, je suis persuadé que de retour à son bureau, il a regardé la liste du personnel, et dans ce cas il a vu que le salarié en question avait bien un frère.
Le lendemain, Joël ne m’a pas reparlé de ce cas, ni par la suite.
Par la suite, les premiers dossiers sur mon bureau ayant été traités, c’était le tour du dossier de mise à pied disciplinaire, mais comme les 3 jours ont passé, j’ai classé le dossier sans suite, en avertissant le salarié de faire un peu plus attention à l’avenir.

Licenciement

Environ 1 mois après le cas de mise à pied de 3 jours, Joël Leduc me dit qu’il envisageait le licenciement d’un salarié, il me donne le motif, fixe la date de l’entretien et me demande de faire le nécessaire.
J’ai envoyé au salarié concerné la lettre de convocation à l’entretien préalable.
La veille du jour de cet entretien, le salarié est venu me voir au bureau et me demande de l’aider.
Je lui dis de venir chez moi après le travail, qu’on sera plus tranquille pour discuter.
Il est arrivé vers 18 heures, je lui explique que l’entretien du lendemain était entre lui et Joël, qu’éventuellement il pouvait se faire assister d’un autre salarié, comme il ne voyait pas à qui demander, je lui dis que dans ce cas, étant seul avec Joël, je lui conseille de changer d’attitude, d’être plus simple au lieu de faire le fanfaron, de se montrer plus attentionné et responsable dans son travail, éventuellement selon les reproches formulés par Joël, ne pas hésiter à faire des excuses, et enfin un détail important, se présenter à l’entretien avec une tenue un peu plus convenable qu’à l’ordinaire, sans aller jusqu’à mettre une cravate.
Le lendemain, l’entretien avait lieu en début de matinée, Joël passe me voir en fin de matinée, et me dit qu’il était très surpris... qu’il s’était sans doute trompé sur le comportement du salarié, et qu’il lui donnait une deuxième chance.
Il m’a dit de classer le dossier sans suite.
Quelques jours après, le chef d’équipe du salarié, me précise qu’il ne savait pas ce que Joël avait dit à l’entretien, mais que depuis le salarié était plus consciencieux dans son travail.

Système de crédit d’heures

Depuis plusieurs années, on travaillait 42 heures par semaine, 39 heures payées, et 3 heures en crédit d’heures, que l’on pouvait utiliser comme on voulait, sous réserve de ne pas désorganiser le travail. Lorsque l’Inspecteur du travail a découvert notre système de crédit d’heures, il n’était pas d’accord et voulait l’interdire, car cela compliquait le contrôle du temps de travail. Après discussion, et lui ayant fait remarquer que l’ensemble du personnel était favorable à ce système, il a donné son accord, en nous demandant de ne pas en faire de publicité dans la presse, craignant des reproches de la part de ses collègues.
Ce système n’était pas encore prévu par la Loi, un matin un ouvrier arrive dix minutes en retard, il me demande de pouvoir récupérer le midi, en commençant dix minutes plus vite en début d’après-midi, au lieu d’avoir une retenue sur son salaire, je lui dis que ce n’était pas possible, un ouvrier ne peut pas être seul dans l’atelier, il me répond que je suis toujours là environ 10 ou 15 minutes avant l’heure, j’ai donc accepté, c’était le doigt dans l’engrenage, il y a eu d’autres cas le midi ou le soir à condition d’être au moins deux, pour un quart d’heure ou plus, et un accord a été conclu entre la Direction et les Représentants du Personnel sur le Système du Crédit d’Heures à la satisfaction de l’ensemble du personnel. Le crédit d’heures étant utilisé pour compenser les ponts et le solde pour absence personnel, chaque salarié ayant le montant de son crédit indiqué chaque mois sur son bulletin de salaire.

Fermeture de la Poste

D’après Jacky Brétéché receveur de la Poste des Touches, depuis le 5 Novembre 1988, ce bureau de Poste était le plus rentable du secteur après Nort sur Erdre.
Dans les années 1990 - 2000, Jacky était à plein temps et sa femme Claudine à mi-temps.
Le receveur à son départ en Juillet 2003 n’a pas été remplacé, le bureau dépendait de Nort et ne faisait plus les placements financiers, il fallait aller à Nort.
Il n’y avait plus que le service du courrier et possibilité de retrait en espèces, avec une permanence à temps partiel.
Le receveur et sa femme ne m’ont jamais demandé de pièce d’identité pour faire un retrait, les employés de la Poste de Nort ou d’ailleurs qui les ont remplacés m’ont demandé une pièce d’identité, ce qui était normal.
Problème ma carte d’identité n’était plus valable, elle devait avoir au moins 40 ans... elle a été renouvelée depuis.
C’était la première fois que l’on me demandait une pièce d’identité.
Au lieu de me servir de cette carte, j’ai présenté ma carte d’ancien combattant qui était récente, l’employé l’a refusé en disant que ce n’était pas valable pour la Poste.
Après discussion j’ai pu faire un retrait en espèces.
La carte du combattant est dans la liste des pièces justificatives d’identité officielles.
Ayant contacté le directeur financier de la poste de Nort, j’ai appris que le petit génie qui a réalisé le logiciel de gestion de la Poste, au lieu de mettre les 6 pièces justificatives n’avait mis que les 3 premières et comme la carte du combattant est 4ème, elle n’était donc pas sur l’ordinateur de la poste. Le directeur m’a dit que si j’avais présenté ma carte d’identité même périmée l’employé aurait accepté.

Le C.R.N.

Les salariés de la S.A.H. Leduc habitants route de Nantes, avait pris l’habitude de se réunir chez celui dont c’était la fête ou l’anniversaire et quelquefois pour une autre raison, comme le changement de voiture.
C’était le Comité de la Route de Nantes, le C.R.N., il y avait une certaine ambiance.
Bernard Leduc ayant appris l’existence de ce comité, avait demandé : "c’est quoi ce C.R.N. un syndicat ?", on l’avait rassuré.
Au début on était que six, ensuite il y a eu Bernard Leduc et des voisins qui ont participé.
Ce comité n’existe plus.

Le 10 octobre 2023 Henri Lepage

Henri - Période 6

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