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Famille Boisselot de la Rigaudière

vendredi 29 juillet 2022 , par Fred, Henri

Famille Boisselot de la Rigaudière

Famille Boisselot de la Rigaudière

Jean-Baptiste René François Boisselot de la Rigaudière, né le 2 Décembre 1770 à Nantes, marié avec Jeanne Marion de Procé.

Enfants :

  • Jeanne Boisselot de la Rigaudière, décédée au domicile de ses parents à la Rigaudière Les Touches, le 5 Octobre 1813 à l’âge de 3 ans.
  • Félix Boisselot de la Rigaudière, demeurant à la Rigaudière Les Touches.
    • Son nom est gravé sur l’une des cloches de l’Eglise des Touches, 1896, en tant que donateur.
  • Auguste Boisselot de la Rigaudière, demeurant route de Rennes à Nantes.
    • Etait membre de la Société Nantaise d’Horticulture.
  • Pauline Boisselot de la Rigaudière, demeurant rue Haute du Château à Nantes, décédée chez son frère Félix à la Rigaudière Les Touches, le 2 Août 1878 à 63 ans, célibataire.

Auguste Boisselot ne connaît des plantes ni leur structure, composition, ni leur nom, élevé aux champs, il a appris à les connaître et à les aimer. Il est l’inventeur d’un nouveau mode de greffe de la vigne qui porte son nom "Greffe Boisselot". Il est aussi l’obtente

ur de la poire "Fortune Boisselot", de la belle Clématite "Marie Boisselot", de la fraise "Lucie Boisselot", du raisin de table "Boisselot" et diverses fleurs.

Famille Boisselot de la Rigaudière

Carte tirée de "Histoire de Les Touches en images"

extraits d’articles entre 1849,et 1882

Une importante sélection d’extraits d’articles entre 1849,et 1882, concernant M. Auguste Boisselot de la Rigaudière, horticulteur amateur, membre très actif de la Société Nantaise d’Horticulture :

M. Boisselot présente plusieurs pieds d’un fraisier qu’il a obtenu de semis il y a cinq ans.

Ce fraisier, d’une grande fertilité, produit peu de coulants ; le fruit est d’une belle couleur rouge, d’une moyenne grosseur ; sa chair est tendre, fondante et agréablement parfumée.

Le Jury félicite M. Boisselot et propose d’appeler cette fraise la Productive.
Un jeton d’honneur lui est décerné.

M. Boisselot présente un lot de pensées fort remarquables, et à l’occasion desquelles il reçoit de nombreuses félicitations de ses collègues.

M. Boisselot dépose sur le bureau un panier de fraises qu’il a obtenues de la variété dite Prince impérial.
Ces fraises sont trouvées très bonnes.

M. Pradal dépose sur le bureau du plant de fraisiers dit Souvenir de Nantes, et qui est cultivé chez l’horticulteur Diard ; cette variété très tardive a été obtenue de semis, par M. Boisselot.

M. Boisselot présente une collection d’œillets de Chine obtenus de semis, dont plusieurs sont remarquables par la richesse et la vivacité du coloris.
L’assemblée remercie MM. Pradal et Boisselot.

M. Boisselot présente à la Socicté différentes fleurs et quelques variétés de fruits qu’il a obtenus de semis.

Une pêche surtout fixe l’attention par sa grosseur et sa saveur ; le jury se réserve de l’apprécier, à l’époque de la floraison.

M. Boisselot présente des grappes de chasselas de Florence et de muscat blanc, fort remarquables par leur excellente qualité et leur parfaite maturité ; Il présente aussi une pêche dite la Madeleine-Jacques, qu’il a obtenue d’une greffe prise sur un sujet provenant d’un semis fait par son frère à la Rigaudière, commune des Touches.

Gelte pêche est trouvée excellente, et le jury est invité à aller au printemps prochain examiner la floraison de ce fruit, afin d’en déterminer le classement.

Des remerciements unanimes sont adressés à Mlle Barreau, MM. de Combles, Boisselot, BourgaulDucoudray, Ferrus et Ch. Binsse, pour divers objets et plantes qu’ils ont bien voulu apporter à l’Exposition.

M. Boisselot présente à la Société une poire (la fondante des bois) fort productive, mûrissant parfaitement, de bonne qualité, même à l’exposition du Nord ; ce fruit est juteux et sucré.

La fondante des bois sur Pomologie

M. Boisselot dépose sur le bureau des raisins Précoces de Malingres déjà mûrs et un Chèvre-Feuilles blanc à grandes feuilles très fleuri, la boulure n’étant cependant que de cette année,

M. Boisselot présente à la Société des Pommes jumelles obtenues de semis par Monsieur son père ; elles ressemblent à la Pomme Apy, mais elles sont un peu plus acides au goût ; leur particularité consisté en une monstruosité persistante (réunion de deux pommes en un seul fruit).

Il est déposé sur le bureau , par M. Boisselot, des fraises Prince Impérial et Princess Royal, ainsi que deux Glicines, la blanche et la violette. Des remerciements lui sont adressés.

Nous apprenons aussi, par le Journal de la Société impériale et centrale d’Horticulture, que notre collègue, M. Boisselot, a soumis, en octobre dernier, à l’appréciation de ce corps savant un raisin qu’ila obtenu de pépins d’un raisin blanc d’Espagne. Le comité d’arboriculture, à qui fut renvoyé l’examen des qualités de ce fruit, a déclaré que le raisin de M. Boisselot est un beau fruit, à chair ferme et d’assez bonne qualité. C’était aussi l’opinion de votre commission de pomologie, lorsqu’elle eut naguère à apprécier ce nouveau gain si recommandable.

M. Boisselot offre des graines de Roses trémières et des Fraisiers , et présente deux Pommes qui portent le nom de Clabean , dans la commune des Touches , près Nort.

Il est présenté, par M. Herbeliu, un Cypripedium ; par M. Boisselot, un bouquet de Verveines ; par M. Lalande-Gergaud., de charmants OEillets de Chine.

Il est présenté, par M. Boisselot, deux beaux pieds de Fraises anglaises chargés de fruits ; l’un d’eux, remontant, est le Bostock penn. Il sera fhit essai de leur culture au Jardin de la Société.

Il est déposé, par M. Cailliaud , de très beaux OEillets coupés ; par M. Boisselot , des Passe-Roses très brillantes , dont il offre des graines ; par M. Lemarchand, un Seabiosa atrapurpurea , remontant du centre de la fleur, par viviparité.

M. le docteur Deluen présente une poire à laquelle il donne provisoirement le nom de poire du Martray, nom de sa propriété sur laquelle il a trouvé le pied mère. Il ne peut cependant affirmer que cet arbre n’ait pas été greffé.

La poire, dégustée, est trouvée bonne. Son goût parait se rapprocher de celui d’un ancien Colmar présenté par M. Boisselot.

M. Boisselot demande la visite du jury pour l’examen de deux raisins de semis.

M. A. Boisselot dépose sur le bureau trois nouveaux exemplaires de la poire Président Couprie, que l’assemblée déguste avec plaisir.

M. Boisselot, qui possède une école nombreuse et très variée d’arbres fruitiers de toute espèce, veut bien présenter chaque année, à nos séances, les fruits qu’il conserve, au fur et à mesure de leur maturité.
Il met ainsi nos collègues à même d’apprécier des variétés peu connues et dont la culture peut avoir pour les uns ou pour les autres des avantages particuliers, en raison de la rusticité de l’arbre ou de l’époque de maturité de ses fruits.

Notre laborieux collègue, M. Boisselot , connu de vous tous par ses gains nombreux en fraises et en poires surtout, s’étant déterminé, sur de nombreuses sollicitations, à mettre dans le commerce sa poire Fortunée, dont vous avez pu apprécier les belles et bonnes qualités et la maturité exceptionnellement tardive, vous avez voulu lui donner une preuve du haut prix que vous attachez à sa collaboration, et constater, en même temps, le mérite réel de son obtention, en lui décernant spécialement une médaille d’argent grand module.

Cette poire, née sous une étoile heureuse, et dont le nom a consacré l’origine, ne peut manquer, commençant par les honneurs, d’obtenir, sous vos auspices, le plus légitime succès.

M. Boisselot présente deux chèvrefeuilles de semis, reproduisant les types qui les ont fournis.

M. Boisselot signale à la Société une poire qu’il désigne sous le nom de Bezy de Quessoy d’hiver, dont la forme et la couleur s’écartent des conditions originelles. Ge fruit, dont l’épicarpe est ordinairement roux, est passé au jaune citron, et sa forme, qui devrait être plus aplatie, est très fortement déprimée à la partie supérieure joignant le pédoncule.

« Ces anomalies, dit M. Boisselot, proviennent du défaut ou manque de sève qui, au lieu de produire la décoloration sur la feuille de l’arbre, a agi sur son fruit au point de le rendre méconnaissable, »

Ces explications, dont il est facile de bien saisir le sens, ne paraissent pas suffisamment convainquantes pour quelques-uns des membres qui demandent la dégustation de la poire. L’expérience faite sur le champ dénote un goût étranger à celui du fruit ordinaire, et au lieu de diminuer les doutes, ne fait que les rendre plus nombreux.

Néanmoins, malgré toutes ces invraisemblances, il est difficile, sur les assurances données par M. Boisselot, de ne pas croire à son identité, puisque cette poire a été recueillie dans le jardin de cet horticulteur, sur un sujet déjà vieux, qui a donné pendant un grand nombre d’années des poires à leur état normal de coloration, de forme et de goût.

M. Boisselot présente de nouveaux échantillons de Bezy de Quessoy, fruit renvoyé à l’étude de la commission pomologique.

M. Boisselot demande la visite du jury pour l’appréciation de deux variétés de poires obtenues de semis.

M. A. Boisselot de la Rigaudière dépose trois variétés de raisin de table, ce sont :

  1. Le Chasselas de Florence, raisin d’une grande fertilité, mais faible de végétation ;
  2. Le Muscat noir d’Eckstintadt, raisin trèsbon pour sa précocité ;
  3. Le Comte Odar.

M. A. Boisselot dépose sur le bureau une magnifique grappe de raisin, dit de Jésus.

M. Boisselot dépose ensuite une corbeille de raisins très remarquables par leurs coloris et par leur grosseur. Ces espèces sont :

  1. Napoléon (joli et énorme fruit, mais faible de goût).
  2. Le Florence (bon).
  3. Le Muskatellier noir, de Genève.
  4. Le Milhaud (raisin précoce el bon).
  5. Le Muscat noir d’Eisenstad.
  6. Le Crujidero (non mûr).
  7. Le Muscat de Naples.
  8. Le Blackhambourg, muscat.

M. A. Boisselot dépose sur le bureau une corbeille de raisins provenant de ses cultures. Cette collection, aussi remarquable par le nombre des variétés que par la beauté des exemplaires, est dégustée par l’assemblée, qui en déclare plusieurs variétés d’une qualité exceptionnelle, notamment le chasselas rose Dupont, médaillé à une Exposition de Bordeaux ; celui de la Palestine, le rose Royal, le chasselas de Falloux, le Chiraz violet et l’Impérial noir.

Notre laborieux collègue dépose en outre des exemplaires : 1° de la poire Président Couprie, reconnue délicieuse et mérilant d’être placée au nombre des meilleures poires : 2° de la poire Louise de Prusse, trouvée ordinaire.

Dans le journal de la Société impériale et centrale de France, nous trouvons un rapport de M. H. Michelin, secrétaire du Comité d’Arboriculture sur la poire Forlunée Boisselot.

Ce rapport établit d’une manière incontestable sa bonté et nous a paru digne d’être inséré ici.

Le Comité d’Arboriculture a reçu, dit M. H. Michelin, à plusieurs reprises des exemplaires d’une poire à laquelle M. A. Boisselot de Nantes, qui l’a obtenue de semis, a donné le nom de « Fortunée Boisselot. »

Le Comité, dans sa séance du 13 février dernier, sur la proposition de sa Commission de Pomologie, en date du 6 du même mois, a pris la délibération suivante :

Le Comité prenant en considération que la poire Fortunée Boisselot s’est toujours trouvée bonne ; qu’elle a la chair fine, fondante, juteuse, assez sucrée et résistante sans être cassante, un peu acidulée, d’un goût agréable, qu’elle est d’une bonne moyenne grosseur et parfois d’un coloris qui lui procure une apparence favorable ;

Considérant que, si le sucre a manqué à cette poire dans plusieurs circonstances, la dégustation de l’hiver 1867 a prouvé qu’elle est susceptible d’en avoir suffsamment ; que si elle ne peut prendre place à côté de celles qui sont de toute première qualité, elle n’en est pas moins de nature à rendre des services réels pour l’alimentation et à figurer avantageusement parmi les sortes qui alteignent la dernière période de l’hiver, approuve la proposition de la Commission et vote une médaille d’argent en faveur de M. Auguste Boisselot, propriétaire à Nantes, route de Rennes, 45.

Deuxième note de notre collègue M. Michelin, adressée à M. le Président, et que nous reproduisons dans son entier :

Vers la fin de l’année 1867, dit notre collègue, M. A. Boisselot voulut bien m’envoyer quelques échantillons de poires récoltées dans son jardin, afin de me mettre à même de comparer la qualité de ces fruits avec celle des fruits récoltés dans les environs de Paris. Le lot comprenait des poires Doyenne d’hiver : Beurré Diel, Duchesse d’Angoulême, Doyenné d’hiver nouveau, et Bergamotte Esperen.

Les poires Doyenné d’hiver étaient superbes et d’un volume remarquable ; on n’en aurait pas de semblables à Paris à moins de 1 fr. ; elles avaient un parfum délicat qui les distinguait particulièrement des nôtres.

Les Bergamotte Esperen avaient plus de sucre que celles récoltées cette année dans les environs de Paris et qui en manquent cette année.

Les Doyenné d’hiver nouveau et Beurré Diel avaient un goût plus relevé et agréable que celles de notre zone, les dernières surtout, qui, en outre, ont été mangées un mois plus tard qu’à Paris ; mais la différence a été plus particulièrement sensible sur les Duchesse d’Angoulême, mangées aussi un mois après qu’il n’y en avait plus à Paris, mais d’un goût aromatisé et agréable que je n’ai jamais rencontré dans les similaires récoltées sous la zone parisienne, où généralement elles ne sentent que l’eau.

Dans leur ensemble, ces poires avaient une qualité relative bien supérieure et qu’à plusieurs reprises j’ai fait apprécier à mes collègues du Comité, qui, à cet égard, ont fait remarquer que les terres schisteuses qui dominent dans les départements d’Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Loire-Inférieure, donnent des qualités très remarquables aux fruits à pépins ; que le terrain n’agissant pas seul dans ce cas, on doit supposer qu’une large part d’influence est due à la température moyenne chaude et humide qu’on rencontre dans ces départements.

Suivant un membre, la preuve de cet effet se trouve dans la comparaison qu’on peut faire entre les fruits de l’Est et ceux de l’Ouest, ces derniers, poussés sous la même latitude, étant les meilleurs.

Il paraît évident, ajoute notre correspondant comme conclusion, que les fruits sus-mentionnés devraient avoir une valeur commerciale relativement supérieure.

Notre collègue M. A. Boisselot fait remarquer qu’à Nantes, l’Hortensia bleu est très commun. M. Vigneron de la Jousselandière indique un moyen tout à la fois simple et immanquable pour les bleuir. Voici en quoi il consiste : on les plante dans de la terre de bruyère, à laquelle on ajoute des détritus d’ardoises.

M. A. Boisselot dépose sur le bureau un bouquet d’ancolie fort variée et qui, contrairement à cette plante, est demi naine et a le port droit au lieu de l’avoir incliné comme l’ancolie ordinaire.

M. A. Boïsselot de la Rigaudière dépose sur le bureau une poire de semis sans nom, qui, après dégustation , est déclarée bonne pour la compote.
Cette poire a l’avantage d’être très-fertile et de très longue garde.

M. Boisselot présente ensuite à l’assemblée un fleuron de glaïeuls qui peut, dit-il, supporter deux degrés de froid, et prétend qu’on peut en avoir en tous temps, en les plantant à diverses époques et à diverses expositions.

Objets exposés : Par M. Boisselot, un bouquet de verveines obtenues de semis et très-variées en couleurs .

Le frère Louis, directeur de la Persagotière, près Nantes, dépose sur le bureau deux poires, dont les noms suivent :

  1. Joséphine de Malines, que l’assemblée trouve bonne ;
  2. Bonne de Malines, d’un goût encore plus exquis que la première, et que l’assemblée recommande aux amateurs de bons fruits.

Ce collègue fait connaître que, d’après des expériences faites par lui, on peut greffer l’hiver et même en pleine neige ; que des greffes faites à ce moment là sont parties en même temps que les autres, et aussi vigoureusement. L’avantage qu’il y a, dit-il, est de gagner une demi année, avantage très grand. Néanmoins, ajoute-t-il, le moment le plus favorable, selon lui, est la fin de juillet.

M. Boisselot ajoute qu’il est vrai qu’on peut greffer en tous temps, mais que le moment le plus propice est l’automne.

Par M. Boisselot , des fraises obtenues de semis, et dont les plans ont été repiqués cet hiver. Ces fraisiers, provenant du fraisier du Chili, dit Ananas, lui sont supérieures par leur saveur. M. Boisselot prend date de son exhibition et se propose de mettre ce fraisier dans la circulation commerciale au bénéfice des pauvres.

Objets exposés : Par M. Boisselot, poires Léon Leclerc de Laval et de Saint-Herblain , déjà présentées par lui-même, mais dont la conservation est encore très-remarquable.

La greffe bretonne en fente pleine sur bifurcation d’Auguste Boisselot

La greffe bretonne en fente pleine sur bifurcation d’Auguste Boisselot

Article complet sur Gwiniegi Breizh - Les vignobles de Bretagne

Rédigé par M. K. Josoù et publié depuis Overblog.

Toujours dans une démarche d’auto-formation, de partage d’informations, et de mise en valeur de la viticulture bretonne, je donne ici une méthode de greffe de la vigne inventée par un horticulteur breton et dont on ne parle plus dans les grands traités modernes de viticulture (Gallet, Reynier, Crespy..). Le problème de la recrudescence de l’esca amène certains agrobiologistes à revenir à la greffe manuelle de la vigne en plein champ.

Cette méthode de greffe de la vigne a été inventé par M. Auguste Boisselot de la Rigaudière, un horticulteur nantais particulièrement dynamique et actif au XIXe siècle.
Dans les revues d’horticulture et de viticulture des années 1870-1880, cette méthode était nommée "greffe Boisselot", je préfère parler de "greffe bretonne" comme on dit "greffe anglaise", puisque à cette époque, les Nantais n’avaient pas à subir l’intense propagande anti-bretonne qu’ils doivent maintenant subir quotidiennement, et que M. A. Boisselot était certainement très fier d’être breton comme tous les habitants de ce département.

Drapeau de Nantes

Il est aussi l’obtenteur de la poire ‘Fortunée Boisselot’ et de la belle clématite ‘Marie Boisselot’ toujours connues, de la fraise ‘Lucie Boisselot", de la variété de raisin de table ’Boisselot’ ...

Outre ses obtentions végétales, les vignerons amateurs de Bretagne pourraient avantageusement reprendre la méthode de greffage du breton Auguste Boisselot, si l’on en croit les commentaires de l’époque ; pour les passionnés par la vigne, toutes les étapes de la culture jusqu’à la vinification sont intéressantes. Cette technique appartient au patrimoine viticole de la Bretagne. l’amateur à tout le loisir d’expérimenter, c’est ce que je compte faire au printemps prochain, en prenant des photos de chaque étape et du résultat.

Quelques obtentions végétales de M. A. Boisselot : Poire, Clématite..

Poire Fortunée Boisselot

Clématite Marie Boisselot

Et notamment son raisin de table :

Cette variété de Raisin provient d’un pépin de grosse Panse rose, fécondé par le Chasselas de Florence. C’est un raisin de qualité, que la Société d’horticulture de Nantes à récompensé d’un premier prix. C’est un cépage fertile, très vigoureux, à sarments gros, à mérithalles assez rapprochés.

Les feuilles adultes, grandes et très épaisses, sont glabres dans toutes leurs parties, à nervures très développées. Les grappes très grosses, ailées, ont les grains sphériques et très réguliers, de grosseur à peu près égale et peu serrés. La peau est très épaisse et bien résistante, blanc cendré, prenant à la maturité du fruit une couleur jaune mat. Chair très ferme, croquante, sucrée et relevée, rappelant assez celle du Chasselas, mais peut-être moins aqueuse. La maturité arrive à peu près à la même époque que celle du Chasselas. Le Raisin Boisselot est précieux comme variété de table, car sa peau, beaucoup plus résistante que celle du Chasselas, permet de l’expédier facilement à de grandes distances. Il a aussi l’avantage de se conserver très bien sur la treille, mieux que le Chasselas. Quant à sa conservation au fruitier, on la dit complète, ce qui a été confirmé par les membres d’un comité de la Société d’horticulture de Nantes.

Commentaire un peu abrégé tiré de la Revue horticole - Journal d’horticulture pratique (éd. Librairie agricole de la Maison Rustique, 1877 ; page 230).

Dans le Traité général de viticulture - Ampélographie de P. Viala et V. Vermorel (éd. Masson et Cie, 1904 ; Tome V, pages 333-334), on trouve cette illustration et cette description :

Raisin Boisselot

OBSERVATIONS.

- Le Boisselot ou Raisin Boisselot, obtenu par un horticulteur de Nantes, du nom de Boisselot, pourrait bien être le résultat d’une hybridation du Lignan et du Blanc de Calabre (?), avec lesquels il a de nombreuses analogies. Sa vigueur ainsi que sa fertilité sont remarquables ; ses grappes sont le plus souvent volumineuses et ses grains d’une belle grosseur.

Toutes ces qualités lui vaudraient d’occuper une bonne place dans une collection choisie de vignes à raisins de table, si l’aspect de sa grappe était plus régulièrement flatteur. La couleur blanc verdâtre des grains ne milite pas en sa faveur, et ce n’est qu’exceptionnellement que ce fond vert passe au blanc clair, parfois un peu doré comme pour le Calabre blanc. Quoi qu’il soit de quelques jours moins tardif que ce dernier, il est rare que sa rafle se lignifie bien, ce qui est une des causes principales de sa difficulté à se bien conserver. Le cisèlement et des effeuillages successifs, commencés dès la véraison, remédient dans une large mesure à la couleur terne de ses grains. Il est bien entendu que la nature du terrain et l’exposition aident aussi puissamment à obtenir une teinte plus claire et aussi une meilleure lignification des rafles. La grande fertilité, dont il est doué, indique qu’il est inutile de lui imposer une taille longue. Néanmoins, comme il est très vigoureux, il convient de lui constituer une charpente de bonne envergure, cordons horizontaux ou verticaux, avec coursons assez espacés, taillés à un œil. De préférence le greffer sur Riparia Gloire, Berlandieri ou hybrides de ce dernier. Assez sensible à l’Anthracnose, il a une résistance suffisante à l’Oïdium et au Mildiou.

DESCRIPTION.
Souche, vigoureuse ; tronc de faible grosseur ; écorce à stries nombreuses, peu profondes, semblant être formées par l’accolement d’innombrables lanières très étroites, se détachant plutôt difficilement en lanières longues et très minces ; port érigé.

Bourgeons, à débourrement hâtif, duveteux, noirâtre, nombreux filaments havane, pourpre aux extrémités des feuilles naissantes ; simples, gros à la base et peu pointus ; - jeunes feuilles quinquelobées, mais aux sinus supérieurs peu apparents, très minces, diaphanes ; face supérieure brillante, quoique possédant de nombreux flocons aranéeux : face inférieure glabre, aux nervures légèrement laineuses ; dents bien détachées, très longues, surtout celles des lobes latéraux, supérieurs et terminal cette dernière de quelques millimètres de base atteint une longueur de 2 centimètres à 2 cm. 50 ; - les grappes de fleurs apparaissent assez tardivement, légèrement colorées rouge vineux à leur extrémité.

Rameaux, allongés, de force moyenne, non sinueux ; - jeunes rameaux amincis au sommet, forts à la base, avec rares flocons aranéeux, résistants assez longtemps, verts à l’état herbacé, avec larges cannelures d’un vert plus sombre et brillant, prennent avant la maturité une teinte à fond rouge ombré, la couleur des stries devient chamois ; à l’aoûtement, la teinte est de couleur havane foncé, pourprée aux nœuds ; - mérithalles de longueurs moyenne et sur-moyenne, plus courts à la base des sarments, lisses, légèrement brillants sous la pruine peu épaisse ; stries nombreuses, délimitées, assez profondes, légèrement aplaties ; bois très dur, vert clair à l’intérieur ; canal médullaire assez développé ; nœuds assez renflés, aplatis dans le sens opposé à l’aplatissement des mérithalles ; diaphragmes épais ; - vrilles longues, grêles, bifurquées.

Feuilles, moyennes et sur-moyennes, aussi larges que longues, presque orbiculaires, épaisses, peu souples, mais assez résistantes au froissement ; parenchyme ne cassant pas à l’automne ; - lobes supérieurs peu développés, terminés par une dent longue et assez aiguë ; sinus supérieurs assez profonds, en U dans les feuilles sur-moyennes et à peine indiqués chez les autres ; lobes latéraux supérieurs peu développés en pointe ; sinus latéraux secondaires inégalement profonds, en V, et complètement fermés ; lobe terminal inégalement large de base, aussi large que long et terminé également par une dent longue et aiguë ; sinus pétiolaire ouvert, mais aux extrémités tangentes ; - limbe ni bullé, ni gaufré ; lobes supérieurs relevés, les autres plans où légèrement révolutés ; face supérieure peu luisante, vert foncé et possédant quelques flocons aranéeux ; face inférieure plus claire et glabre ; deux séries de dents arrondies où mi-aiguës suivant leur étroitesse de base ; nervures fortes, proéminentes, vert clair, légèrement pileuses. - Pétiole long, fort, fortement grossi à son insertion, aminci en son milieu, vert lavé de roux. Les feuilles meurent jaune d’or, le pétiole entièrement rose.

Fruits. — Grappes, insérées à partir du 4e nœud ; une, rarement deux, sur le même sarment ; moyennes et sur-moyennes, non aileronnées, à ramifications supérieures peu développées, allongées, ni épaisses, ni obtuses au sommet, de forme cylindrique, amples, non tassées ; pédoncule fort, court, de couleur verte lavée de roux, renflé à sa base, très renflé au point d’insertion supposé de l’aileron, se lignifiant tardivement ; pédicelles ramassés, gros ; bourrelet hautement conique et agrémenté de nombreuses verrues, de couleur vert foncé, les grains s’en séparant difficilement, abandonnant un gros et court pinceau au centre. - Grains, de deux grosseurs, sur-moyens et gros, 2/3 des premiers pour 1/3 des seconds, de forme ellipsoïdale, presque sphériques, de couleur jaune verdâtre terne, luisants sous la pruine assez épaisse ; stigmate apparent, ferme ; peau peu épaisse, élastique, pulpe fondante ; jus peu abondant et incolore ; chair verte, saveur fraîche et sucrée ; un ou deux pépins, au bec jaunâtre, par grain. E. et R. SALOMON.

Armoiries de Nantes

Armoiries de Nantes. Le bateau et la devise "Favet Neptunus Eunti" (Que Neptune favorise le Voyageur) est un hommage à la tradition maritime de Nantes, commune à toutes les villes bretonnes, excepté... Rennes ! Les vins du Pays Nantais sont eux aussi intimement liés à la tradition gastronomique de la Bretagne et aux produits de la mer.

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