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Maquis de Saffré

lundi 21 novembre 2022

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Du Maquis de la Maison Rouge... au Maquis de Saffré

Du Maquis de la Maison Rouge... au Maquis de Saffré

En Loire-Inférieure, le premier Maquis homologué par Londres, le 16 Octobre 1945, est celui de la Maison Rouge sur la Commune des Touches, dans la ferme de Pierre Martin.
Un jeune Nantais, Claude Gonord, est chargé par Henri Bourret, député des Côtes-du-Nord, responsable des Maquis de l’Armée Secrète, de recruter et former le 1° Maquis de Loire-Inférieure. Claude Gonord ayant recruté une trentaine de jeunes, c’est le début du Maquis de la Maison Rouge.

Le 16 Octobre 1943, un Officier de la France Libre, délégué par le Général de Gaulle, passa en revue la petite troupe et homologua officiellement le 1° Maquis de Loire-Inférieure.

Le 19 Décembre 1943, Claude Gonord est arrêté par la Gestapo, torturé, puis déporté au camp de Buchenwald.

Malgré cette perte, les maquisards de la Maison Rouge poursuivent leurs activités.

Avec 18 autres groupes du département, le Maquis de la Maison Rouge formera l’ossature du Maquis de Saffre.

Le 14 juin 1944, l’état-major de la Résistance de Loire-Inférieure décide de regrouper les hommes en forêt de Saffré. Les hommes se rassemblent dans la nuit du 15 au 16 Juin 1944 à la Maison Rouge, puis partent en forêt de Saffré, qui comptera environ 300 hommes.

A Saffré, entre le 20 et le 27 Juin 1944, les hommes dirigés par le Commandant Yacco, aménagent un terrain de parachutage dans une prairie, mais les mauvaises conditions atmosphériques retardent le parachutage.

Le 28 Juin 1944, vers 5h du matin, le Maquis est encerclé par plus de 2.000 Allemands et 600 miliciens. Seule une soixantaine de maquisards sont armés, la lutte est inégale.

Après deux heures de combat, les Allemands sont maîtres du terrain.

Treize maquisards sont tués au combat, vingt-sept seront fusillés au Château de la Bouvardière le 29 Juin 1944, deux seront exécutés à la prison Lafayette, vingt-et-un décèderont en camp de concentration, dix seront tués dans les combats de la libération, portant le nombre total des victimes du Maquis de Saffré à soixante-treize.

Ce même jour 29 Juin 1944, peu avant minuit, des avions survolent la forêt de Saffré, au bout des parachutes, des caisses d’armes, des munitions et des vivres tombent du ciel...

Extraits de trois livres sur le Maquis de Saffré

Livre : Le Maquis de Saffré - Alfred Gernoux - Page 5

Fort heureusement, une des colonnes qui se dirigeait vers la station ferroviaire du Pavillon (gare de Saffré-Joué), s’égara et prit un chemin qui lui tournait le dos, ce qui permit la retraite de nombreux jeunes gens.

Livre : Le Drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier - Page 59.

Cependant, son effectif n’a pas été encore aussi important qu’il aurait dû l’être pour entraîner la destruction totale du nôtre : le cordon de sentinelles échelonnées tout autour de la forêt s’est trouvé faible sur le Nord-Est, vers Joué-sur-Erdre et Vioreau, et sur le Nord. C’est là, semble-t-il, la chance providentielle, qui permit aux nôtres de limiter leurs pertes, car beaucoup d’entre eux purent gagner le large par là, et plus bas, après combien d’heures d’un "planquage" angoissant, dans un fossé, dans un trou ou dans un taillis !

Livre : De la Maison Rouge... Au Maquis de Saffré - Etienne Gasche - Page 78.

  • Les Allemands et les miliciens (dont le nombre approximatif et l’origine pourra devenir peu à peu plus précis au cours de la journée) pensent que la forêt est entièrement cernée. Au sud, ils attaquent, sachant qu’à l’ouest venant de Saffré vers la forêt, et sur l’axe Etang-neuf - le Wagon, leurs soldats sont déjà, sur le pied de guerre. Pour le reste, à l’est, il y a donc des dizaines de véhicules (ceux comptés par M. Marchand) et la manœuvre prévoit également un déploiement de soldats de long de la voie ferrée de Nort sur Erdre - Chateaubriant sur toute la longueur de la forêt. Comme un convoi venant de Nozay doit cerner la forêt en rejoignant le convoi qui doit arriver logiquement de Franchaud, tout doit être prêt.

Or, et ce sera là une providence pour les jeunes résistants, la forêt ne sera pas bouclée complètement au nord avant environ huit heures. A cela, deux raisons : une partie du convoi arrivant de Nort sur Erdre cherchera sa route et ira se perdre un moment sur des petites routes de campagne entre Franchaud et Notre Dame des Langueurs ; l’autre raison : le convoi venant de Nozay cherche sa direction alors qu’il ne fait pas encore jour.

Égarés sur la route de Saffré - Abbaretz, les officiers demandèrent alors leur chemin à M.Bommé, un ancien combattant de 14-18, cela au lieu-dit « la Maïllière ». Rusé et conscient, M. Bommé, leur indique la route d’Abbaretz, c’est-à-dire à l’opposé ! Ainsi seulement peut s’expliquer le fait que la forêt n’ait pas été parfaitement cernée, et que, donc, deux cent jeunes résistants aient pu sauver leur vie dans des conditions pourtant très précaires, d’autant plus précaires que les nombreux morts du maquis de St Marcel avaient dû rendre l’état-major de la Wehrmacht particulièrement soucieux et agressif.

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Extraits du livre : Le drame du Maquis de Saffré - A. Perraud-Charmantier, éditions du Fleuve, Nantes

Le fanion du Maquis de Saffré

Ruines du P.C. du Maquis de Saffré, la Piéta et l’Oratoire-Mémorial

Plan du Maquis de Saffré

Le terrain de parachutages de la prairie les Gouvallous

Soldats allemands en position d’attaque

Quatre membres de la Gestapo Nantaise en uniforme du SD

Le poste de commandement du SD lors de l’attaque contre le Maquis de Saffré

Les fermes incendiées lors de l’assaut

L’attaque du Maquis de Saffré

Deux ans après... Anniversaire du Sacrifice - 28 juin 1946 - 1/2

Deux ans après... Anniversaire du Sacrifice - 28 juin 1946 - 2/2

Les Maquis en Loire-Atlantique 1943-1944

Le Général Audibert remet le drapeau du Maquis de Saffré à Jeanneau

Lettre du Général Dejussieu-Pontarral 1/2

Extraits du livre d’Or du Maquis de Saffré - 1/5

Extraits du livre d’Or du Maquis de Saffré - 2/5

Extraits du livre d’Or du Maquis de Saffré - 3/5

Extraits du livre d’Or du Maquis de Saffré - 4/5

Extraits du livre d’Or du Maquis de Saffré - 5/5

Attestation concernant le Cdt Yacco

Certificat décerné au Cdt Briac Le Diouron alias "Yacco"

Certificat décerné au Cdt Briac Le Diouron alias "Yacco"

Briac Le Diouron "Yacco"


Organisation du camp

Organisation du camp

Extraits du livre : Le Drame du Maquis de Saffré 15-28 Juin 1944 - A. Perraud-Charmantier - 1946.

La vie au camp

Aussitôt arrivés dans la forêt, nombreux furent ceux qui se mirent avec ardeur à la besogne pour élever, contre les pluies, des abris légers, aussi confortables que possible :ce furent de petites guitounes construites pour trois ou quatre hommes, en baliveaux et en branches de sapins avec lits de fougères.

Dans le taillis du Grand-Breil (1) et de la Close-Hamon (2), elles se groupèrent, quatre ou cinq par sections, perdues, bien cachées au milieu du fouillis du maquis, dont elles demeuraient vraiment une partie intégrante et, dès lors, impossibles comme telles à repérer par un avion ennemi.

D’autres s’attaquèrent au plus pressé : la mise en état, dans le plus bref délai, d’un terrain de parachutage et d’atterrissage. Il fallait aller vite.

Et, de fait, c’est un des spectacles qui serrent le plus le coeur du pélerin du camp de Saffré, que celui de ces fossés comblés, de ces haies nivelées, de ces arbres rasés au sol par tout le milieu de ces grands prés arides des Gouvalous (6).

Le PC installé à la ferme des Brées, devait assurer la sécurité du camp. C’est là qu’avait lieu la formation des gardes, chacune d’elles comprenait trois hommes, dont l’un armé d’un fusil-mitrailleur, l’autre d’un fusil. Ces gardes étaient réparties de façon à assurer la sécurité du cantonnement : l’une dans la forêt, au lieu dit "le wagon" (7), deux autres non loin du PC sur le chemin des Brées (8) (9), une autre près de la ligne de chemin de fer (10), les deux autres sur la ligne d’Abbaretz (11) et à la croisée du chemin du Pas-du-Houx (12).

De plus, chaque jour, des rondes étaient effectuées par un brigadier-chef. Une ceinture de sentinelles est établie tout à l’entour, avec recherches des vues, des guetteurs sont placés dans les arbres.

Pour parer au plus pressé, en attendant l’organisation d’un groupe solidement armé, le Commandant constitua un groupe de choc, dénommé "la Volante", chargé de faire face rapidement à l’attaque...

Récit du Gendarme Noblet, lieutenant au Maquis de Saffré

En Octobre 1943, j’ai été expulsé de la Brigade de Nueil sur Layon (Maine et Loire) sur ordre des allemands pour avoir facilité le parachutage d’armes et le camouflage des jeunes au S.T.O. et envoyé provisoirement à Courbevoie en attendant une affectation.

En décembre, je suis affecté à Ploërmel dans le Morbihan, où je continue à résister contre les boches dans tous les domaines en ma possibilité. Le 28 Mai 1944 après avoir facilité l’évasion de huit prisonniers, et sur le point d’être arrêté, je déserte la Gendarmerie.

Je me rends provisoirement à Carquefou où se trouvait ma femme et mes 3 enfants depuis mon expulsion de Nueil sur Layon avec l’intention de retourner rejoindre le maquis de St Marcel, Morbihan, avec lequel j’étais en liaison et recrutant.

Quelques jours après mon arrivée à Carquefou, j’entre en contact avec le gendarme Boiteau de Nort sur Erdre, Dupas Baptiste, et Grasset Pierre de Nort, tous faisant partie du groupe de Nort et me décide à rester parmi eux.

En attendant le rassemblement pour le maquis, je reste camouflé pendant une semaine chez Baptiste Dupas.

Le 13 Juin 1944, l’ordre est donné de former le rassemblement. Je me rends avec le groupe Verger Edmond à la Maison Rouge. Je prends le commandement du 1er groupe du 1er Bataillon, ce sont des jeunes gens des Touches, de braves gars. Le lendemain soir 16 Juin, nous profitons de la nuit en espaçant les groupes de 15 minutes, pour nous rendre à Saffré, en forêt.

Là, chaque groupe se met au devoir de construire les abris, le plus confortablement possible, les gars sont plein de bonne volonté, le moral est excellent, tous ces maquisards attendent le boche avec impatience. La cuisine est excellente et abondante, notre chef cuistot, le père Leray approche de la soixantaine, il est aussi gai que les jeunes.

Grâce à un chargement d’armes, que Yacco est allé chercher en Bretagne sous le nez des boches, nous faisons l’instruction approfondie des armes anglaises.

Le 19 Juin je suis nommée sous lieutenant et prends le commandement de la 2ème Section de la 1ère Compagnie du 1er Bataillon, c’est un plaisir de commander ces jeunes gens pleins de bonne volonté, les corvées, la garde, tout est fait d’une façon impeccable, tout va pour le mieux.

A l’heure du repas, chaque chef de groupe se présente avec ses hommes en colonne par un et à tour de rôle ils reçoivent leur ration, dans l’ustensile en leur possession. L’officier de jour est là qui surveille la distribution. Nous nous trouvons en sécurité, une idée hante tous les hommes qui quelques jours plus tôt étaient traqués, recherchés par toutes les polices et la Gestapo, cette idée est le parachutage, il nous faut des armes et de l’habillement, de nombreux groupes attendent le parachutage pour se rallier à nous.

Le 22 Juin après un orage épouvantable, le commandant donne l’ordre de quitter le bois, pour la ferme de Breuil et du Pas du Houx, car dans le bois, nos guitounes étaient submergées d’eau. La surveillance du camp demandait vingt deux hommes, et le relevé avait lieu tous les trois heures, le mot de passe existait et les braves sentinelles respectaient la consigne. Halte là ! Qui vive, criaient elles à 10 m, les maquisards répondaient : Maquis, avance au ralliement : mot de passe répétait la sentinelle.

Je me suis toujours étonné du cran de ces jeunes gens, certains ayant 17 ans à peine, tenir crânement leur poste en pleine nuit. Je n’ai jamais constaté aucune défaillance au cours de mes patrouilles. Leur seul souci était de savoir quand nous aurions le parachutage pour attaquer les boches.

La Direction Militaire de la Résistance (D M R) devait arriver au camp le 23 Juin, mais par malheur ces officiers français, anglais et américains se trouvaient dans le maquis de St Marcel (Morbihan) qui se trouvait à cette date en pleine bataille, la voiture partie les chercher est revenue vide.

Le commandant est anxieux, il décide de dissoudre le camp, quelques groupes partent rejoint le maquis de Rougé, environ cent hommes sous les ordres du Lieutenant James Lénard, mais le commandant après réaction donne l’ordre aux partants de rejoindre également Saffré.

La vie reprend de plus belle, nous organisons le terrain de parachutage et renforçons la surveillance de nuit, construisons des emplacements d’armes automatiques. La mentalité des maquisards est épatante, aucune question politique, aucun désaccord, un seul but : tuer des boches.

L’emploi du temps est tracé : sport, instruction des armes, école du soldat sans arme, école du groupe et de section. Tous les déplacements en groupe se font au pas cadencé. Tous les soirs il y a un petit concert, accordéonistes, acrobaties, etc.

Dans le camp il existe des hommes de toutes professions, les uns s’occupaient du matériel auto, les autres boulangers fabriquaient du pain à la ferme, deux équipes travaillaient 24 heures sur 24 et c’était du pain blanc SVP. Les coiffeurs s’escrimaient à tailler les moustaches et les colliers, nous étions tous un peu défigurés.

Les 24 et 25, des camarades en patrouille en bordure du bois, aperçoivent deux gendarmes allemands s ’engageant dans la forêt, immédiatement les nôtres tirent dessus, l’un deux est tué, le deuxième réussi à se traîner quoi que blessé jusqu’à la cabine téléphonique de Notre Dame des Langueurs, d’où il donne l’alerte. Ils ramènent la moto au camp mais il aurait été préférable de ramener les boches. À mon idée, voilà la racine de l’attaque du maquis.

Dans les mêmes jours un coup de main avait été effectué à Blain, 400 litres d’essence avaient été soustrait au nez des allemands. Le 26 Juin l’effectif était je crois de 380 environ. Le 27 la camionnette conduite par le Capitaine Marionneau ramenait du Morbihan à Saffré le DMR. Les officiers en uniforme anglais et américains nous passent en revue, ils nous félicitent de la discipline des hommes.

La veille était également arrivé parmi nous 3 aviateurs américains camouflés dans la région depuis quelques semaines. Nous étions tous dans ce maquis pour la même cause « chasser le boche ». Dans la soirée du 27 le DMR est resté jusqu’à minuit à envoyer des messages à Londres, réclamant le parachutage. Nous nous couchons tous, heureux de savoir dans le camp la présence d’officier parachutistes, venus spécialement pour nous armer et nous équiper.

Le 28 Juin ma section est de service, nous sommes réveillés en sursaut vers 5 H 30, des coups de feu crépitent de toutes parts, « alerte au camp, tout le monde debout, nous sommes attaqués ». Je me lève immédiatement, une sentinelle arrive au PC donner l’alerte, j’ai vu 2 allemands crie-t-il, à 100 mètres du poste du chemin des Gouvalloux. Je l’invite à rejoindre son poste et à ouvrir le feu sur les assaillants, le camp est attaqué, le repli est prévu sur la forêt de Vioreau, tous les hommes sans armes préparent leur maigre ballot, et en possession de quelques F.M. et fusils partent pas petits groupes en direction de Vioreau.

Après avoir rassemblé un petit groupe d’une douzaine d’hommes armés, nous partons dans la direction des premiers coups de feu chemin des Gouvalloux au Sud de Breuil. À peine 150 mètres avaient été parcouru que nous sommes pris à partie par des armes automatiques allemandes, impossible d’avancer. La sentinelle du poste du chemin des Gouvalloux se replie avec son FM en disant que son camarade chargeur venait d’être tué à côté de lui.

C’est la grande attaque, à l’est les rafales se succèdent, on entend que crépitements d’armes automatiques, ce sont les hommes sans armes qui sont attaqués, des fusées blanches apparaissent dans le ciel de tous côtés, nous sommes encerclés. Je fais replier mon groupe à proximité de Breuil et prenons nos positions de combat, on entend que coups de feu, le commandant Olivier du D.M.R. vient me trouver et me commande de protéger leur repli coûte que coûte.

Vers 6 H 15 les allemands apparaissent au chemin des Gouvalloux, mes hommes ouvrent le feu, les allemands répondent par des salves très nourries et veulent absolument avancer, nous tirons, feu, feu, crie à mes hommes. Un FM se trouvant à proximité de la ferme a été abandonné, en rampant j’arrive à le saisir et me poste derrière un clapier.

Les allemands franchissent un talus de la prairie situé devant la ferme, j’ouvre le feu sur un groupe d’au moins 20 boches, au moins une quinzaine tombent, les autres refranchissent le talus, ils tirent dans ma direction, les balles me sifflent aux oreilles et font des ricochets sur les murs de la ferme. Je n’ai qu’un chargeur de 28 balles. Je retourne vers mon groupe, les FM et fusils crachent à plein canon, des balles nous arrivent de derrière.

Je vois des civils, avaient ils des armes, je ne peux le dire, ma première idée a été qu’ils pourraient se servir de nos prisonniers comme boucliers. J’ai appris par la suite que c’étaient des miliciens, je décide le repli mais par où partir, les coups de feu arrivent de toutes les directions, l’instinct nous pousse au Nord vers la forêt, un de mes sergents avant de quitter la ferme monte dans le grenier pour chercher des munitions. Je le croyais mort, miracle il nous rejoint.

Il était à ce moment 7 H 15, profitant d’un talus, nous partons en rampant abandonnant nos bagages. A 150 mètres environ de la ferme nous apercevons un groupe d’allemands à 25 mètres de nous, nous les évitons, aucun coup de feu n’a été tiré de part ni d’autre. Nous arrivons en forêt, les boches qui nous avaient laissé passer quelques minutes plus tôt nous tirent dessus, les balles sifflent, en sortirons nous de cette fournaise.

Nous sommes signalés par des fusées blanches. Nous rampons et avançons difficilement dans le bois...

Fin des feuillets manuscrits

Extrait du livre : LE DRAME du MAQUIS de SAFFRÉ - A. Perraud-Charmantier - Editions du Fleuve 1946

Le commandant Barrat donne l’ordre au lieutenant Noblet de tenir, pendant le temps suffisant pour couvrir l’évacuation du gros de la troupe, la ferme des Brées, afin de protéger le repli : il y a là un fusil-mitrailleur et treize hommes en position de combat, aux angles nord et sud des Brées. Au total, à ce moment, cinq fusils-mitrailleurs sur neuf sont en action.

Les Boches paraissent au chemin venant des Gouvallous.
« Feu ! » crie Noblet, qui tire lui-même au fusil-mitrailleur, mais il n’a qu’un chargeur de vingt-huit cartouches. Les Boches sautent le talus de la prairie : plusieurs tombent.

Mais, par derrière, qu’y a-t-il ? Les miliciens.

Jugeant la situation intenable, le sergent-chef Métayer, dont le sang-froid fait l’admiration de tous, donne l’ordre du repli : le petit groupe emporte ses armes, longe les bâtiments par le champ derrière la ferme et gagne la forêt, où il progresse péniblement, se terrant pendant huit heures. C’est ainsi que le groupe du sergent-chef Métayer put se dégager, et gagner une ferme de Notre-Dame-des-Langueurs, puis la Chevallerais, sans subir de pertes.

L’autre moitié du groupe originaire retraita sous les ordres du lieutenant Noblet.

Quelle direction prendre ? Cela tire de partout. Un sergent saute au grenier de la ferme chercher des munitions et le repli commence à 7 heures 15. Très vite on abandonne les bagages ; il faut ramper le long des talus, où il y a des Allemands à vingt-cinq mètres.

Le groupe entre en forêt : les Boches tirent ; on rampe sous bois ; on se camoufle dans les broussailles ; des patrouilles passent à quelques mètres, sans chien, heureusement ; ce ne sont que des Boches.
On voit leurs bottes par les éclaircies des fourrés. À un moment, ils tirent une salve : trop haut ! Quelle chance !

Des miliciens — tout près — passent — sans chien aussi, ceux-là : « Le repli est sur Vioreau, on les aura », ricanent-ils.

Le moral est bas. Dans le groupe, l’un d’entre eux laisse tomber : « On est foutus ! » On a faim, on a soif. Des heures passent. Dans l’après-midi, les patrouilles se font plus rares, le courage renaît. À 20 heures, on se remet en marche : un gars d’Abbaretz, qui cornaît à merveille les fourrés, les conduit. À 22 heures, le groupe sort de la forêt, intact.

L’organisation du camp du Maquis en forêt de Saffré

Document Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Certificat de qualification F.F.I. Joseph Noblet

Médaille Commémorative Française de la Guerre 1939-1945 Joseph Noblet

Carte du Combattant Joseph Noblet

Document Joseph Noblet

Joseph Noblet et sa voiture dans la résistance

Le gendarme Joseph Noblet en ville

Le gendarme Joseph Noblet

Gendarmes avec leurs chiens

Joseph NOBLET en 1972

Guitoune en forêt de Saffré pour abriter les maquisards

Parachutage d’armes le 29 juin 1944

Parachutage d’armes le 29 Juin 1944

En souvenir d’André Jarret qui avait pris des risques en récupérant une partie des armes, au nez des Allemands, et gardé pendant 76 ans les vestiges du parachutage, ainsi que pour ceux qui sont morts dans l’attente du parachutage d’armes, il semble que les vestiges du parachutage du 29 Juin 1944 ont leur place dans les archives du maquis, ils ont été offerts au Comité du souvenir du maquis de Saffré.

Parachutage du 29 juin 1944

Les vestiges du parachutage conservés par André Jarret

Un morceau de toile de parachute

Toile de parachute

Fragments de toile de parachute et sac de toile avec posé dessus un cordon de parachute

Certificat de qualification FFI André Jarret

Résistance individuelle et organisée

Certificat Front National de Lutte pour la Libération et l’Indépendance de la France

Saffré 14 juillet 1944 - tombes des maquisards tués le 28 juin 1944

André Jarret 15 juin 2017

Notes d’André Jarret

Presse Océan - samedi 22 juin 2019

Presse Océan - mercredi 26 juin 2019

Presse Océan - 26 juin 2019

Site de Presse Océan 26 Juin 2019

Avis de décès Ouest-France

Ouest-France - mercredi 26 août 2020

Presse Océan - jeudi 10 septembre 2020

L’Eclaireur - vendredi 11 septembre 2020


Parcours d’André Jarret dans la Résistance

André JARRET est né en Février 1924.

Entré au Front National (d’obédience communiste) en Juillet 1942 avec le pseudonyme "Claudius". A assumé les fonctions de sous-lieutenant des Francs-tireurs Partisans Français de fin 1943 à la Libération.

Il a formé au début de 1944, 3 groupes de résistants : Trans sur Erdre/Mouzeil 19 hommes, Pannecé 7 hommes et Thouaré 15 hommes, ces groupes étaient sous ses ordres.
Début Juin 1944, les Allemands tentent de reprendre Nort sur Erdre, mais ils sont repoussés par André et son groupe.
Le 28 Juin 1944, le Maquis de Saffré est attaqué, dispersé au terrible prix que l’on connaît. Un parachutage d’armes a lieu dans la nuit du 29 au 30 Juin 1944. Sous le nez des Allemands, André Jarret récupère une partie des armes.

Entre le début Juin et la fin Juillet 1944, à quelques nuits d’intervalles, il a enlevé sur 25 kms, toutes les pancartes indicatrices de routes servant au convois de l’armée allemande allant vers la Normandie.

Du ler Août 1944 au 28 Février 1945 a servi au 2° Bataillon F.T.P.F. en qualité de sous-lieutenant.
Décembre 1944, stage de déminage à Nantes.
Février 1945 école des cadres à Cholet.
Dissolution des Bataillons F.F.I. le 28 Février 1945.
Le ler Mars 1945 versé au 25° Bataillon C.I.D. en qualité de sous-lieutenant.
Démobilisé en Août 1945, versé au 6° Génie d’Angers.
A effectué un stage au 6° Génie d’Angers en Mai 1947.

André JARRET est décédé le 21 Août 2020 à l’âge de 96 ans.

Les 73 victimes du Maquis de Saffré - Morts pour La France

Les victimes du Maquis de Saffré

  • 13 tués au combat le 28 juin 1944
  • 27 fusillés au château de la Bouvardière à Saint-Herblain
  • 2 fusillés à la prison Lafayette
  • 21 morts en déportation
  • 10 morts dans les combats de la Libération
    Total 73, dont 11 Maquisards des Touches

* Maquisards des Touches

13 tués au combat le 28 juin 1944

  • BOURRE Maurice *
  • CHATELIER Jean
  • CHAUMEIL Georges
  • CHAUVIN Albert
  • COUEDEL Jean-Marie
  • GEFFRIAUD Robert
  • GUIHENEUC Auguste
  • GUILLET Félix *
  • LOIZEIL Louis *
  • NAULEAU Joseph fils
  • ORIEUX Paul *
  • RABIN Baptiste *
  • RENAUD Francis

27 fusillés au château de la Bouvardière à Saint-Herblain

  • BABONNEAU Joseph
  • BIVAUD Joseph
  • COLARD Joseph *
  • CORGNET Lucien
  • DURAND Georges
  • GABARET Alcide
  • GARCON Jean
  • GICQUEAU Armand
  • GOUGEON Cyprien *
  • HOLNER René *
  • HOUGUET Marcel
  • JOUNEAU Henri
  • LANEN Robert
  • LAURENT Georges
  • LEFRANC Pierre
  • LEHO Louis
  • MACAULT Henri
  • MOREAU Henri
  • PATY Jean
  • PICARD Charles
  • POUTY Jean
  • RAGOT André
  • RETIERE Joseph *
  • RICHARD Henri
  • RIGOLET Jean
  • TEMPLE Alexandre
  • TIGER Paul *

2 fusillés à la prison Lafayette

  • LEGENDRE Marcel
  • TEMPLE Jean

21 morts en déportation

  • BEAUGEARD Yves
  • DOUSSET Etienne
  • DUPONT Jean
  • DUPONT Roger
  • EPAILLARD François
  • EVAIN Eugène
  • FOURNY Marcel
  • GERGAUD Clément
  • GODIN Jean *
  • HAURAY Louis
  • LEBORDAIS Raymond
  • LEGOFF Robert
  • LEPAGE Pierre
  • MARSAC Louis
  • NAULEAU Joseph père
  • ROUQUIER Marie
  • TARAS Jean
  • TATTEVIN Maurice
  • VALOTAIRE Pierre
  • VERGNEAU Edouard
  • VITRAT Roger

10 morts dans les combats de la Libération

  • BRISSON Louis
  • COLLET Roger
  • DENIEUL Louis
  • GAILLARD Lionel
  • GATINEAU Robert
  • GUIMBAL Hubert
  • LEBORDAIS Paul
  • MARY Gabriel
  • POIRIER Germain
  • RIALLAND Pierre

L’appel des Morts - Eddie Warmington

L’Appel des Morts - Eddie Warmington

Traduction de la lettre d’Eddie Warmington à Paule Gibé-Babonneau de juin 1997 par Christian Marchand et Marine Litou

Traduction Christian Marchand et Marine Litou ) 6 juin 1997
D-Day : Jour J 1944)

Ma chère sœur,

Comme le D-Day arrive de nouveau, mes pensées se tournent vers la France : 6 juin le Débarquement, 12 juin mon parachutage à Brains, le 28 Saffré, et bien sûr le 29 la Bouvardière.
Marguerite Sauderais a reçu mes 2 couronnes et 20 petites croix de bois (13 pour les tombes, 1 à l’arrière du monument, 2 à la croix des Touches, 4 au talus de la Bouvardière). J’ai également envoyé à Xavier Garçon une boîte de coquelicots pour décorer le monument de la Bouvardière et le talus.

Il y a un mois, j’ai eu le privilège de parler pendant 1 heure et demi à un groupe d’aviation près de Southampton, et la seconde partie de mon discours fut consacrée à nos héros de Saffré. J’ai terminé en lisant votre merveilleuse lettre du 11 septembre 1994. Ils étaient très attentifs et si émus que quand le président [du groupe] le suggéra, ils firent une collecte pour que je l’envoie à Louis David pour l’entretien de nos monuments. Ma banque ayant annulé ses frais, alors j’ai pu envoyer 41 £ (380 Francs).

Maintenant qu’un Comité de Souvenir a été créé et que je comprends que je suis aujourd’hui l’unique survivant du convoi de prisonniers de Saffré du 28 juin 1944, j’ai écris à chacun des 15 maires et 8 conseillers généraux pour dire « MERCI » au nom de mes défunts camarades, incluant bien sûr votre cher Joseph.

Nous nous rappelons bien de vos chers parents : et quand notre fille Josette avait 13 ans en 1963, en vacances avec la famille Sauderais, Josette allait chercher le lait chez votre mère en parlant son français d’écolière !

Avec mes sincères amitiés. Que Dieu vous bénisse,

Bien à vous.

Eddie

L’appel des morts le 29 juin 1981

Photos des tués au combat et des fusillés - 1/4

Photos des tués au combat et des fusillés - 2/4

Photos des tués au combat et des fusillés - 3/4

Photos des tués au combat et des fusillés - 4/4

Eddie Warmington l’Anglais du Maquis

Marie-Josèphe Nerrière, Eddie Warmington et les sœurs Babonneau - 26 juin 1994

Lettre d’Eddie Warmington à Paule Gibé-Babonneau - Juin 1997

Lettre du fils d’Eddie Warmington décédé, à Marie-Josèphe Nerrière

A DEVON en Angleterre, gerbe offerte en hommage à Eddie Warmington décédé en janvier 2004, sa veuve, son fils et petit-fils

Eddie Warminggton, l’Anglais du Maquis de Saffré décédé en janvier 2004

Eddie Warmington l’Anglais du maquis - Ouest-France 27 juin 2014

Premier Hommage

Premier Hommage

Le 27 Août 1944, a lieu le premier hommage officiel, et grandiose, à la mémoire des morts du Maquis de Saffré.

A Nort-sur-Erdre, une messe basse est célébrée, suivie d’une cérémonie au monument aux morts.

Cela tient toute la matinée, notamment avec les discours du Directeur de l’école publique M. Boucault, du Maire de Nort-sur-Erdre M. Mérand et du Commandant Yacco.

Dans l’après-midi, la foule immense se rend en pélerinage au Maquis de Saffré.
Les pélerins, venus de toutes les communes environnantes et de Nantes, se comptant par milliers.

Au Pas-du-Houx : un grand autel est dressé à droite des tombes. La messe en plein air est célébrée par l’Abbé Fréhel, curé de Notre-Dame-des-Langueur.

A la fin du service, il prononça une allocution, en termes sobres, mais où l’on sent passer l’âme d’un grand patriote.

Le Commandant Philippe Glajean prononça un discours fort remarqué par la noblesse de ses sentiments. Il dit, en quelques mots, les heures tragiques du 28 Juin. Puis, il s’écria :

Nos morts sont là, ils nous parlent, écoutons-les, ils nous disent : Pas de luttes fratricides, unissez-vous tous, comme nous l’étions ici.

Puis, le Commandant Glajean appela les morts au champs d’honneur, et l’Abbé Ploquin donna l’absoute aux morts.
Minute de silence et Marseillaise.

Hommage aux Morts du Pas-du-Houx écrit par Emile Lainé en octobre 1944

Devant ces treize tombes s’alignant ici,
Je voudrais essayer de tracer le récit
Des tortures sans nom endurées par ces hommes.
Traqués comme un gibier dans les champs où nous sommes,
La plupart n’opposaient, aux Allemands en armes,
Qu’un vrai cœur de Français où s’étouffaient leurs larmes.
Ils étaient venus là dans une belle insouciance,
Plus pleins de courage que riches d’expérience.
Un souffle était passé, et tous, remplis d’ardeur.
Se levèrent sitôt contre l’envahisseur,
Is n’avaient jamais pu accepter la défaite ;
Ils étaient las du joug qui pesait sur nos têtes.
D’un élan spontané de leur âme qui vibre
Ils s’en vont au maquis, voulant le pays libre.
C’était trop tôt, hélas ! Un ennemi puissant,
Bien que blessé à mort, et baignant dans son sang,
Trouvait encore en lui tant de vitalité
Toute pétrie de haine et de brutalité,
Qu’on ne pouvait sans risques affronter son courroux.
Les martyrs qui sont là sont tombés sous ses coups.
On vit, le lendemain de l’affreuse tuerie,
Ces morts étendus là par ces fous en furie
Qui, de rage pareille à celle d’une bête,
Les avaient achevés de balles dans la tête,
Cinq reposaient déjà dans l’endroit de ces tombes,
Trois près de l’autre haïe continuaient l’hécatombe,
Quatre étaient dans le champ, le douzième plus haut,
Plus mutilés encore par ces lâches bourreaux ;
Un treizième était seul, plus loin, dans le chemin ;
Nous l’avons transporté ici, le lendemain.
Leurs noms, ainsi que ceux de tous les fusillés,
Ces noms, on ne devrait jamais les oublier.
A ceux qui, jusqu’ici demeurent inconnus,
Leurs tertres, pour cela, ne resteront pas nus.
Beaucoup d’âmes pieuses, y déposant des fleurs,
Diront une petite prière en y mêlant leurs pleurs.
Oh ! non, leur sacrifice n’a pas été vain.
De l’union des Français il en est le levain
Et ces cerveaux broyés, vidés de leur cervelle,
Doivent toujours rêver de la France immortelle...
À quoi nous serviraient tant de haines stupides ?
Ce n’est pas pour cela qu’on est plus intrépide ;
Ce serait éteindre le flambeau allumé.
Français, le voulez-vous ? Tâchons de nous aimer.

Fait à Notre-Dame-des-Langueurs.
Octobre 1944.

Emile LAINÉ, forgeron.

Une foule immense se rend en pélerinage au Maquis de Saffré

Les drapeaux devant les tombes

Les treize tombes des tués au combat le 28 juin1944

Drapeaux et gerbes entre les tombes

La cérémonie du 27 août 1944 au Maquis de Saffré

Les aumôniers du maquis donnent l’absoute

Les quatre premiers résistants découverts par les Allemands furent exécutés sur place

Guitoune en forêt de Saffré pour abriter les maquisards

Hommage aux Morts du Pas-du-Houx écrit par Emile Lainé en octobre 1944

Circuit Pédestre

13 Panneaux - Circuit Pédestre

Les 13 Panneaux du Circuit Pédestre - Le chêne à Chaumeil

Début du Circuit Pédestre

1943-1944 Les Maquis en Loire-Atlantique

6 - 8 - 14 juin 1944

15 juin 1944 - du 20 au 27 juin 1944

Ferme du Pas-du-Houx

L’organisation du Maquis

28 juin 1944 : l’attaque

La Croix des Ajoncs

Tombeau du Soldat inconnu

victimes des suites de l’attaque

Le parachutage - La résistance continue

Le Général de Gaulle pendant son discours

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 1/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 2/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 3/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 4/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 5/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 6/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 7/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 8/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 9/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 10/11

Le Circuit Pédestre dans la Forêt - 11/11

Monuments, tombes et ruines

Monument, tombes, croix des Ajonc, ruines du PC, Piéta, Oratoire et chêne Chaumeil

Le Monument entre deux tableaux

Des gerbes devant le Monument

Tombeau du Soldat inconnu

La plaque sur la cavité à l’arrière du Monument

Les tombes numérotées de 1 à 13

Photos des 13 premiers résistants qui tombent au combat le 28 juin 1944

La croix des Ajoncs

Le socle de la Croix des Ajoncs

Ruine du P.C. du Maquis, la Piéta et l’Oratoire

Les ruines du P.C. du Maquis

Ruine du P.C. du Maquis et la Piéta

La Piéta

Ruines du P.C. du Maquis et l’Oratoire

L’Oratoire

Intérieur de l’Oratoire

Plaque avec les dates des évènements et noms des victimes

Plaque : Les Maquisards Reconnaissants aux Paysans de Nos Régions

L’Oratoire à l’emplacement de la boulangerie du Maquis

Chemin vers le chêne Chaumeil

Le chêne Chaumeil

c"est au pied de cet arbre que fut trouvé le corps du jeune Chaumeil


Inauguration de l’Oratoire le 28 Juin 1950

inauguration Officielle de l’Oratoire au cours de la cérémonie du 25ème anniversaire le 28 juin 1969

L’Oratoire

La porte de l’Oratoire est l’œuvre de Claude Gonord qui était menuisier - 1/2

La porte de l’Oratoire est l’œuvre de Claude Gonord qui était menuisier - 2/2

L’Oratoire

Intérieur de l’Oratoire

Carte Postale avec divers monuments

Carte Postale avec divers monuments


Plaquette pour le 40ème Anniversaire

Lettre du Général Dejussieu-Pontarral 1/2

Lettre du Général Dejussieu-Pontarral 2/2

Inauguration par le Général de Gaulle le 11 Juin 1950

Inauguration par le Général de Gaulle le 11 Juin 1950

Extraits du livre " Saffre, 28 juin 1944 : la mémoire des maquisards " Etienne Gasche

Le photographe de La Résistance de l’Ouest a immortalisé Le chef de la Résistance en train de tirer Le drapeau qui enveloppait le monument : chaque geste compte.
Les reportages parlent d’acclamations, mais aussi de moments de profond silence, d’émotion. Ouest-France et La Résistance de l’Ouest donnent une photo émouvante, celle du vieux général Audibert qui remonte l’allée formée par les porte-drapeaux en s’appuyant sur une canne. Une autre image le montre embrassant un ami de déportation. Puis le général de Gaulle s’adresse à La foule, un discours d’abord en hommage aux résistants, puis plus politique, un appel à l’unité du peuple :

« La magnifique cérémonie de Saffré est vraiment digne de ce qui a été accompli ici par les Maquisards de la Loire-Inférieure il y a presque six ans. Le général Audibert qui a parlé si noblement et d’une manière si émouvante au nom de tous ceux qui ont participé à ce qu’on peut bien appeler la bataille de l’ouest, le général Audibert a fort bien indiqué que ce qui fut fait ici était une partie d’un tout. Ce qu’il n’a pas dit et que je dis, c’est que ce qui fut fait ici et en beaucoup d’autres points de l’ouest, c’est à lui qu’on le devait ... Le Maquis de Saffré, constitué le 14 juin 1944 avec les éléments qui avaient été préparés dans la Loire-Inférieure par ceux que j’ai dit, et puis sous Les ordres de Marionneau, des Aubry et d’autres dont vous avez Les noms sur Les lèvres, ce Maquis, attaqué le 28 juin, a donné toutes les preuves de son courage et de sa ténacité. Je répète que ce fut une partie d’un tout, c’est ce à quoi on ne pense pas toujours ... ».

Le général de Gaulle insiste ensuite sur l’importance de la défense nationale, sur celle de la cohésion nationale, de l’unité du peuple, sur le devoir aussi de ne pas oublier La leçon du grand drame que fut la guerre, avec toutes ses conséquences, et la nécessité pour « conduire la Nation d’avoir un Etat digne et capable de le faire ».
Puis, toujours porté par sa capacité à captiver son auditoire, il salue la foule des participants :

« Pour terminer cette magnifique cérémonie, je salue la foule nombreuse, unie, fraternelle que voilà, et les personnalités qui se trouvent avec nous, et j’ajoute, chacun et chacune de vous, et à travers vous vos familles, à travers elles votre magnifique département, et à travers lui la France. Vive la France ».

Sous les acclamations, le général signe ensuite le Livre d’Or inauguré ce jour-là devant le monument du Pas-du-Houx. Ouvert par M. Mabit, maire de Saffré, ce Livre d’Or rappelle dès ses premières lignes qu’il est un hommage aux victimes du maquis et que « pour donner à la cérémonie d’inauguration le caractère grandiose qu’elle doit revêtir, le comité d’inauguration a invité le Général de Gaulle à présider lui-même cette cérémonie » et qu’en le recevant « la Commune de Saffré a l’honneur de saluer le Libérateur de la Patrie et de rendre hommage à son œuvre patriotique pour la délivrance et la liberté ».

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Le Général de Gaulle et le Général Audibert entourés par les survivants du maquis

Le Général de Gaulle et le Général Audibert à l’inauguration de 1950 à Saffré

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Le Général de Gaulle à Saffré pour l’inauguration du monument avec le Général Audibert

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Inauguration du Monument par le Général de Gaulle le 11 juin 1950

Le Général de Gaulle prononçant son discours

Le Général de Gaulle prononçant son discours

Les généraux parmi ceux qui ont combattu sous leurs ordres

Le Général de Gaulle est venu saluer Claude Gonord qui était allongé sur un branquard

Le Général de Gaulle inaugure le mémorial des maquisards - Ouest-France 12 juin 1950 - 1/2

Le Général de Gaulle inaugure le mémorial des maquisards - Ouest-France 12 juin 1950 - 2/2

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 1/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 2/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 3/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 4/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 5/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 6/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 7/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 8/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 9/10

Le Général de Gaulle a procédé hier à l’inauguration du Monument de Saffré - Ouest-France 13 Juin 1950 - 10/10

Il y a 40 ans le simple citoyen De Gaulle venait à Saffré - Ouest-France 12 Juin 1990

Il y a 40 ans le simple citoyen De Gaulle venait à Saffré - Presse 12 Juin 1990 - 1/2

Il y a 40 ans le simple citoyen De Gaulle venait à Saffré - Presse 12 Juin 1990 - 2/2

Carte Postale du Général de Gaulle avec divers timbres

La traque des Maquisards de Saffré

La traque des Maquisards de Saffré

Quand les collabos traquaient les maquisards de Saffré - Presse Océan 7 juillet 2002 - 1/4

Quand les collabos traquaient les maquisards de Saffré - Presse Océan 14 juillet 2002 - 2/4

Quand les collabos traquaient les maquisards de Saffré - Presse Océan 21 juillet 2002 - 3/4

Quand les collabos traquaient les maquisards de Saffré - Presse Océan 28 juillet 2002 - 4/4

Le franciste Marcel Juino, le plus redoutable auxiliaires français des services allemands

Un traite très zélé, Jacques Vasseur gestapiste nantais

La « bonne étoile » du gestapiste angevin


Aménagements par les anciens Maquisards

Aménagements par les anciens Maquisards

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - 1/6

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - Ces flèches donneront l’itinéraire - 2/6

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - 3/6

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - L’équipe fait une pause - 4/6

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - Colmater les ornières -5/6

En Forêt de Saffré... où les anciens maquisard se font constructeurs de route - Yacco et Macé devant les ruines du P.C. - 6/6

Les maquisards de Saffré élèvent un Oratoire dédié aux mères et aux épouses - Ouest-France 3 Novembre 1967 - 1/2

Les maquisards de Saffré élèvent un Oratoire dédié aux mères et aux épouses - Ouest-France 3 Novembre 1967 - 2/2

Avec les maquisards sur les ruines du P.C. de Saffré devant le future Oratoire - Ouest-France novembre 1967 - 1/4

Avec les maquisards sur les ruines du P.C. de Saffré devant le future Oratoire - Ouest-France novembre 1967 - 2/4

Avec les maquisards sur les ruines du P.C. de Saffré devant le future Oratoire - Ouest-France novembre 1967 - 3/4

Avec les maquisards sur les ruines du P.C. de Saffré devant le future Oratoire - Ouest-France novembre 1967 - On achève de poser la couverture - 4/4

Voir en ligne : Site du Maquis de Saffré