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Stèle à la Maison Rouge - 18 octobre 2008

lundi 18 juillet 2022

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Voir : Maquis de la Maison Rouge

Le dernier combat du maquisard des Touches - Nantes maville.com / Presse Océan - samedi 18 octobre 2008

Maurice Dauvé - maville.com 18 octobre 2008 - Photo Jean-Pascal Hamida

A 83 ans, Maurice Dauvé a voulu honorer la mémoire de ses compagnons morts au maquis en 1944 et du fermier qui les a hébergés.
Photo Jean-Pascal Hamida

Une stèle sera dévoilée ce matin à 10 h à la ferme de la Maison-Rouge, aux Touches, où fut créé il y a 65 ans le premier maquis du département. Maurice Dauvé se souvient.
C’est pas pour moi que je fais ça. Pensez donc, à mon âge ! C’est pour le père Martin et sa femme et tous les gars qui sont restés ». Ça, c’est une stèle en ardoise qui sera dévoilée ce matin à la ferme de la Maison-Rouge, aux Touches, une petite commune d’à peine 2 000 âmes nichée entre Nort-sur-Erdre et Joué-sur-Erdre, où fut créé, il y a 65 ans, le premier maquis du département.

À 83 ans, Maurice Dauvé est, avec André Étienne et Alphonse Chevillard, l’un des trois survivants de cette épopée. Les lieux ont changé, « le petit chemin où on baisait les lapins » a disparu.

Et la route qui autrefois venait buter sur la ferme rejoint désormais celle de NortChâteaubriant Mais Maurice Dauvé n’a rien oublié. Motivé par Guy Hubert, un ancien gendarme de Nort-sur-Erdre, il a voulu cette plaque commémorative. « Ça a pris une bonne année. Mais jy tenais » dit, l’oeil plein de malice, au bord des larmes.

Passés en revue dans la cave

C’est vrai, pour lui, les Martin étaient comme une seconde famille. « J’ai perdu mon père à 10 ans. On était 5 enfants. Moi je suis parti comme commis de ferme. D’abord à Mouzeil, puis aux Touches à la Maison-Rouge ». C’était à la Toussaint 1940. Maurice avait 15 ans. Et pesait 50 kg.

À l’été 1943, le père Marin accueille Claude Gonord, résistant nantais venu se mettre au vert et surtout constituer un groupe maquis en vue de réceptionner un parachutage d’armes. Les moissons sont l’occasion de recruter les jeunes réfractaires cachés à la campagne pour se soustraire au Service du travail obligatoire en Allemagne. En attendant le parachutage, le père Martin prend son vélo pour récupérer à Ancenis « deux mitraillettes et un Mauser ». « Je les ai cachées dans une demi-barrique, enterrée dans une remise ».

Dans la remise voisine, le père Martin avait dissimulé une réserve de beurre fournie au maquis par le directeur de la laiterie de Notre-Dame-des-Landes.

Le 16 octobre 1943, la Maison-Rouge reçoit la visite d’un envoyé de Londres : Henri Bourré, alias Jean-François, futur député des Côtes du Nord, et responsable maquis de l’Armée secrète pour la Bretagne. « Il nous a passés en revue. Dans la cave ».

« Y a 10 gars des Touches qui sont morts »

En juin 1944, les groupes maquis du département reçoivent l’ordre de se rassembler en forêt de Saffré. Ceux des alentours se retrouvent à la Maison-Rouge le 16 juin. Et rejoignent Saffré à pied, dans la nuit Maurice ne part pas tout de suite. « De ce temps-là, fallait finir les foins ». || y arrive plus tard et survivra à l’attaque du maquis par les Allemands le 28 juin au matin. « Y a dix gars des Touches qui sont morts. La stéle, elle est pour eux. C’est la dernière chose que je voulais faire. Après, ça m’est bien égal ! »

Dominique Bloyet

Projection à 11 h 30, salle polyvalente des Touches, du film « Maquis de Safré : la mémoire ».

Le dernier combat du maquisard des Touches sur nantes.maville.com


Le dernier combat du maquisard des Touches - Samedi 18 octobre 2008

Deux extraits Conseil Municipal du 2 mai et 10 octobre 2008 concernant la stèle de la Maison Rouge

Inauguration d’une stèle à la Maison Rouge le samedi 18 octobre 2008 - Flash Infos octobre 2008

Inauguration de la stèle à la Maison Rouge, transport gratuit par autocar - Presse Océan 6 octobre 2008

Le dernier combat du maquisard des Touches - Presse Océan 18 octobre 2008

Autocars parking du Mont Juillet pour le transport entre le bourg et la Maison Rouge

Participants sur le parking avant le départ pour la Maison Rouge

Participants sur le parking avant le départ pour la Maison Rouge

Participants sur le parking avant le départ pour la Maison Rouge

Participants sur le parking avant le départ pour la Maison Rouge

Participants sur le parking avant le départ pour la Maison Rouge

Participants dans l’un des autocars pour la Maison Rouge

Début du défilé à la Maison Rouge, musique des Touches en tête

Musique des Touches, les drapeaux et les nombreux participants

Les porteurs de gerbes et les nombreux participants

Les portes drapeaux forment une haie d’honneur devant la stèle

Maurice Dauvé et André Etienne anciens maquisards ont tiré le voile sur la stèle

Premier à gauche M. Xavier Amossé Conseiller Général, Mme Gonord, au centre, veuve du fondateur du Maquis

M. Gilles Guinouet au centre, Maire des Touches, Maurice Dauvé à sa droite et Mme Jocelyne Poulin à sa gauche

Les Personnalités et gerbes de fleurs

Les Personnalités avec les gerbes de fleurs avancent vers la Stèle

Dépôt de gerbe de fleurs devant la Stèle

Personnalités avec gerbes de fleurs devant la Stèle

Dépôt de gerbes de fleurs devant la Stèle

La Stèle, Marie Josée Collet ex-agent de liaison, André Etienne et Maurice Dauvé anciens maquisards

La Stèle et les gerbes de fleurs

Gros plan sur une gerbe de fleurs

M. Gilles Guinouet Maire de Les Touches, pendant son discours

Mme Joceline Poulin Maire de Saffré, pendant son discours

M. Xavier Amossé Conseiller Général, pendant son discours

Pierre Martin fils, pendant son témoignage et remerciements

Les deux frères Yves et Pierre Martin près de la Stèle

La Stèle avec l’inscription qui est sur une plaque apposée sur le mur de la ferme

Une gerbe de fleurs a été déposée sur la tombe des époux Martin

La musique des Touches en tête du défilé

Le défilé vers le retour au bourg de Les Touches

La musique, les porte-drapeaux et participants vers le retour au bourg de Les Touches

La musique devant la salle polyvalente de Les Touches

La musique devant la salle polyvalente de Les Touches

Personnalités et participants devant la salle polyvalente

M. Gilles Guinouet Maire de Les Touches remercie les participants à cette importante cérémonie du souvenir

Maurice Dauvé ancien membre du Maquis de la Maison Rouge et du Maquis de Saffré, à l’origine de cette Stèle

La stèle de la Maison Rouge a été inaugurée - Les Touches - Ouest-France 22 octobre 2008

La Maison Rouge, une stèle mémorial, les enfants Martin devant la stèle - L’Eclaireur 24 octobre 2008 - 1/2

La stèle reprenant le texte de la plaque, Maurice Dauvé et André Etienne anciens maquisards - L’Eclaireur 24 octobre 2008 - 2/2

Bulletin Municipal N° 61 - Janvier 2009


Discours de M. Gilles Guinouet Maire de Les Touches

Monsieur le Conseiller Général,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Madame la Présidente du Comité du Souvenir du Maquis de Saffré, Monsieur le représentant du Souvenir Français,
Mesdames et Messieurs

En tant que maire de la commune des Touches, j’ai l’honneur de présider aujourd’hui cette cérémonie d’inauguration de la stèle érigée à la Maison Rouge, haut lieu de la résistance dans notre région.

Rappelons les faits :

En 1943, en plein cœur de l’occupation allemande, la ferme de la Maison Rouge a une superficie de 30 hectares, ce qui en fait, dans la région, une exploitation relativement importante pour l’époque. Elle est cultivée par Pierre Martin, âgé de 41 ans, et son épouse Léontine, aidés en cela par deux ouvriers, dont Louis Loizeil, lui-même futur maquisard. Monsieur et Madame Martin sont les parents de cinq enfants, alors âgés de 2 à 15 ans.

Depuis trois ans, la France est occupée par les Allemands. Le gouvernement de Vichy a institué le service du travail obligatoire et mobilise ses jeunes pour aller travailler en Allemagne. Mais de nombreux réfractaires se réfugient à la campagne dans des fermes, contribuant ainsi à la formation de groupes de résistance.

Le Général Audibert, chef de l’armée secrète de l’ouest, reçoit l’ordre d’organiser des maquis dans l’ouest de la France. La principale mission de ces groupes sera de saboter, au moment du débarquement, les voies de communication, afin de retarder l’arrivée des renforts allemands sur le front, et permettre aux troupes alliées une avancée plus rapide.

C’est dans ce contexte que Claude Gonord, jeune réfractaire nantais, hébergé chez Pierre Martin, demande à son hôte l’autorisation de fonder à la Maison Rouge un groupe de résistance. Avec l’accord de son propriétaire, Monsieur Viot, Pierre Martin, malgré sa situation de famille, accepte et met sa ferme à disposition.

Alors, à partir du 5 Juillet 1943, commence prudemment le recrutement parmi les jeunes du secteur. Quelques mois plus tard, un groupe de 33 maquisards est constitué : Jean Bourgeois, Henri Bourré, Maurice Bourré, Alphonse Chevillard, Maurice Dauvé, André Etienne, Baptiste Etienne, Jean Etienne, Ferdinand Ferrand, Georges Chasles, Jean Godin, Claude Gonord, Marcel Gonord, Cyprien Gougeon, Albert Goupil, Raymond Goupil, Pierre Guénec, René Holner, Albert Jaunasse, Edmond Jaunasse, Albert Liénard, Roger Liénard, Louis Loizeil, Maurice Macé, Pierre Martin, Auguste Métaireau, René Milon, Alexandre Nerrière, Francis Paitier, Emile Pitois, Gaston Potier, Baptiste Rabin, Paul Tiger Les réunions ont lieu au-dessus de l’étable, pour y accueillir tous les renseignements pouvant être utiles à la sécurité du groupe, et pour y assurer l’instruction militaire, sous la direction de Claude Gonord, puis de Louis Loizeil. Toutes ces réunions se faisaient sous la protection de Pierre Martin qui avait pour mission de donner l’alerte au moindre mouvement suspect.

Le 16 Octobre 1943 (il y a donc aujourd’hui 65 ans), le premier groupe maquis de Loire-Inférieure homologué par Londres est celui de la Maison Rouge.

Le 14 Juin 1944, l’état-major, réuni à Héric, décide de regrouper une centaine d’hommes en forêt de Saffré en vue d’un parachutage destiné à armer la Résistance. Bien qu’isolée à cette époque, la ferme de la Maison Rouge n’est pas jugée un endroit propice à parachutage. C’est donc dans la nuit du 16 au 17 Juin 1944 que les maquisards des Touches, rejoints par des groupes de Nort-sur-Erdre et Joué-sur-Erdre, se rendent en forêt de Saffré, lieu, on le sait, au destin ô combien tragique ! Ces patriotes enthousiastes et courageux, amoureux de leur pays, la France, une France libre, étaient pour la plupart jeunes, parfois même très jeunes, certains âgés de moins de 20 ans De ce groupe maquis de la Maison Rouge, 11 volontaires ont trouvé la mort, en forêt de Saffré ou au château de la Bouvardière à St Herblain, un autre mourra en déportation.

65 ans après les faits, sur la proposition de Maurice Dauvé ici présent, l’un des derniers Touchois,avec André Etienne et Albert Goupil ayant participé au maquis, le Conseil municipal de la commune a décidé d’ériger, sous la conduite de son premier adjoint Michel Guihéneuf que je tiens à remercier aujourd’hui, cette stèle en hommage à Pierre Martin, homme courageux et dévoué, à son épouse Léontine qui, on l’oublie parfois, a certainement su se montrer un soutien discret mais efficace pour son mari. Je voudrais aujourd’hui saluer leur mémoire, et c’est en ce sens qu’une gerbe a été déposée hier sur leur tombe.

J’invite ceux qui le désirent à aller s’y recueillir dans le cimetière des Touches où ils reposent. Je tiens aussi à rendre hommage à tous ceux qui sont morts et à tous ceux qui ont survécu lors de ces affrontements de Juin 1944.

La stèle érigée aujourd’hui reprend les termes de la plaque commémorative apposée sur la maison il y a 62 ans : « Ici fut formé le premier maquis de Loire-Inférieure, le 5 Juillet 1943. Ferme de la Maison Rouge. Pierre Martin, Tous les maquisards, En signe de reconnaissance et de souvenir. Cette plaque doit perpétuer le patriotisme et le dévouement que vous avez apportés à la cause de la Liberté ». Puissions-nous ne jamais l’oublier…

Discours de Jocelyne POULIN, Maire de Saffré, et Présidente du Comité du Souvenir du Maquis de Saffré - Transcription Christian Marchand -

Monsieur le Conseiller Général, Monsieur le Maire des Touches, Mesdames et Messieurs les Maires.
Mesdames et Messieurs.

En tant que Présidente du Comité du Souvenir du Maquis de Saffré, je dois dire que c’est une grande satisfaction pour tous les membres de notre comité, et en premier lieu pour les résistants des Touches et leurs familles, que de voir ainsi honorée la mémoire de Monsieur Martin et de son épouse. En effet, il aura fallu bien du courage pour affronter tous ces risques, et lorsque les soixante-dix maquisards regroupés à la Maison-Rouge en juin 44 sont partis de nuit, par petits groupes, pour rejoindre la forêt de Saffré, ici le danger était toujours considérable. Pendant plus de deux mois, à tout moment la Gestapo pouvait surgir et entreprendre sa sinistre besogne. Au tout début de l’été 1944, dans nos cantons, les maquisards et ceux qui les ont aidés ont payé un lourd tribut. La bataille de Saffré et l’exécution des prisonniers par les nazis a alors coûté la vie à quarante jeunes combattants de l’ombre et de la liberté.
Mais aussitôt arrêtés, une trentaine de patriotes sont aussi morts en déportation parce qu’ils avaient cachés, nourris, soutenus les maquisards comme venaient de le faire pendant une année entière Monsieur et Madame Martin.

Tout comme le monument de la forêt de Saffré au Pas-du-Houx, sur le lieu de la bataille, cette stèle érigée ici à la Maison-Rouge est à la fois un rappel du passé, héroïque certes, mais tragique aussi, et un regard porté vers l’avenir. Près de soixante-cinq ans après les combats de la libération, les regards de nos enfants sont désormais tournés vers le futur. Heureusement le temps passe et nos ennemis d’hier nos voisins, sont maintenant devenus nos proches amis. Mais les jeunes d’aujourd’hui auront aussi des épreuves à affronter. Le monde qui s’ouvre devant eux, l’avenir incertain dans bien des domaines, que ce soit près de chez nous ou à l’autre bout de la terre, leur demandera aussi de travailler et d’agir avec lucidité et courage. C’est alors qu’il faudra que chacun se souvienne de l’exemple qui a été donné pendant l’occupation par tant d’hommes et de femmes qu’un idéal de justice et de progrès a poussé à affronter au péril de leur vie des épreuves terriblement dangereuses. Cette stèle est là, et elle sera là encore longtemps pour rappeler avec quelle détermination des gens simples, modestes, travailleurs, comme les époux Martin ont su trouver au plus profond d’eux-mêmes l’énergie et les ressources pour accueillir et pour cacher quelques-uns de ces maquisards qui ont écrit pendant la deuxième guerre mondiale l’une des pages les plus belle et les plus émouvante de l’histoire de notre petite région. Qu’ils soient tous réunis dans le juste hommage que nous leur rendons aujourd’hui, ici à la Maison-Rouge

Merci.

Discours de M. Xavier Amossé, Conseiller Général - Transcription Christian Marchand

Monsieur le Maire, Madame la Présidente du Comité du Souvenir du Maquis de Saffré, Mesdames et Messieurs les élus et représentants d’associations, les porte-drapeaux, la musique, les maquisards... ceux qui restent, et ceux qui sont venus, et vous êtes nombreux, pour honorer la mémoire de témoins d’une époque qu’on voudrait oublier, mais dont on a l’obligation de se souvenir. Aujourd’hui nous faisons, nous accomplissons ce que nous appelons un devoir de mémoire. Un devoir... qu’est-ce que c’est : c’est l’obligation de faire quelque chose, un devoir de mémoire c’est l’obligation de dire "je n’ai pas le droit de ne pas savoir" je n’ai pas le droit de ne pas savoir qu’hier.… un peu plus de soixante ans c’est hier... des hommes et des femmes se sont rassemblés ici, à la ferme de la Maison-Rouge parce que Monsieur et Madame Martin avaient accepté de leur ouvrir leur porte, avaient accepté de courir un risque énorme sans en mesurer sans doute les conséquences car il y avait une certaine forme d’inconscience.

Mais l’héroïsme ne se décrète pas, les circonstances de la vie ont fait que des hommes et des femmes se sont engagés, se sont battus jusqu’à donner leur vie pour que nous, aujourd’hui, nous puissions profiter d’une liberté qui n’a pas de prix, d’une liberté dans une démocratie retrouvée. Ils ont dit non à l’oppresseur. Ils ont su dire non à un régime ami de l’oppresseur et ils se sont battus, certains sont morts à côté de chez nous, dans le maquis de Saffré à quelques kilomètres, ou morts le lendemain fusillés, ou morts en déportation. Nous avons le devoir de dire « je ne veux pas oublier ». Nous n’oublierons pas et le sens de votre rassemblement aujourd’hui c’est justement le témoignage que vous avez envie de dire "nous n’oublierons pas" collectivement et c’est pour ça que vous êtes si nombreux, c’est pour ça qu’il y a plein de porte-drapeaux... j’ai toujours été frappé par cette volonté pour vous les représentants des associations patriotiques de répondre si massivement aux manifestations du maquis de Saffré, toujours beaucoup de solennité, beaucoup de ferveur dans ces commémorations, et celle d’aujourd’hui elle témoigne encore de votre volonté de dire "je veux témoigner".

Donc une stèle, c’est quelque chose qui représente notre volonté de mémoire, elle va rester, et c’est bien et en tant que conseiller général je me dis que notre travail d’élu territorial, représentant de l’assemblée départementale, et représentant aujourd’hui de Patrick Maréchal, nous disons « il faut faire en sorte que la mémoire collective puisse être transmise », et vous savez que beaucoup de monuments sont quelquefois dégradés par le temps et c’est le travail du Conseil Général de venir en aide aux collectivités locales pour que, justement, toutes ces traces de notre activité, ces traces de nos moments de combats puissent être conservés. Et nous avons un outil extraordinaire au niveau départemental qui s’appelle les Archives Départementales où sont ramassés du plus petit objet jusqu’aux écrits de notre histoire, tout ce qui a composé la vie des hommes et des femmes qui nous ont précédés, et qui justement va aussi recevoir le souvenir de cette cérémonie. Il faut des archives, et ces archives nous les constituons au fur et à mesure que nous vivons. Alors félicitations à vous tous, félicitations à Maurice et son camarade André, qui avez eu l’idée et la volonté de construire cette stèle, Et puis félicitations à la mairie, à la collectivité des Touches d’avoir accepté de financer cette stèle, et d’avoir eu la volonté de conserver pour les générations futures le souvenir de la famille Martin.

Témoignage et remerciements de Pierre Martin fils

Je suis Pierre Martin, j’avais 15 ans.
Au nom de ma famille, je tiens à vous remercier très sincèrement pour l’hommage que vous venez de rendre à nos parents. Je ne nommerai personne de peur d’oublier quelqu’un. Soyez tous remerciés… du plus profond de notre cœur.

Merci tout spécialement à toi, Maurice, qui as porté ce projet et qui t’es battu, avec tes amis, pour sa réalisation, avec l’aide des municipalités successives des Touches.

Je voulais vous dire. J’ai été très touché personnellement par l’hommage que vous avez rendu à quelqu’un qui, dans l’ombre, n°a pas ménagé sa peine, celle que tout le monde appelait « la mère Léontine » : elle en a battu des omelettes et fait cuire des morceaux de lard pour nourrir ces « petits gars », comme disait papa, de passage à la maison.

D’ailleurs, c’est peut-être à elle que l’on doit d’être ici aujourd’hui. Ce jour où, par son non catégorique, elle a refusé d’accueillir cet homme se présentant comme S.T.O. cherchant refuge, et qui s’est avéré être un agent de la Gestapo. Que ce serait-il passé si le loup avait été introduit dans la bergerie ?..

Voilà !... Très sincèrement merci à tous.


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